Remaniement : bientôt une femme à Matignon ? – LaDepeche.fr

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l’essentiel Si Emmanuel Macron décidait de remercier Edouard Philippe, Florence Parly pourrait le remplacer. Le Président cherche aussi des écologistes pour entrer au gouvernement.

“Le remaniement, c’est un peu: j’ajoute une femme, je retire un homme et je retiens 2”. Le député, qui parle ainsi, préfère garder l’anonymat mais n’est pas à court de blagues. Il en a une autre pour résumer la situation: “A ceux qui veulent adresser une note à Macron, je dis: si tu veux être lu, commence par le nom de deux femmes écolo”. À travers ces boutades tout est dit. Le nouveau casting ministériel devrait comporter des femmes et des figures écologistes.

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Des femmes, car un certain nombre de figures féminines sont appelées à quitter le gouvernement. C’est déjà le cas d’Agnès Buzyn qui a été remplacé par un homme, Olivier Véran. Muriel Pénicaud pourrait lui succéder. Le nom de Nicole Belloubet est aussi cité. “On voudrait que les choses ne s’arrêtent jamais”, a-t-elle avoué sur France Inter.

Parly, pas d’ombre au tableau

Dans l’idéal, pour marquer les esprits, créer ce fameux effet “wahoo” dont il rêvait déjà lors du dernier remaniement, Emmanuel Macron aimerait donc nommer une femme à Matignon. Le nom de Florence Parly est, depuis quelques jours, sur toutes les lèvres. Elle rassemble, en effet, de nombreuses qualités. Énarque, elle a une solide expérience politique comme conseillère dans plusieurs cabinets ministériels, puis secrétaire d’État au Budget sous Lionel Jospin, mais aussi comme élue locale en tant que vice-présidente du conseil régional de Bourgogne.

L’actuelle ministre des Armées a une autre qualité: elle est moins capée qu’Édouard Philippe. Or, selon certains proches de l’Élysée, si le Président décidait de remercier l’actuel Premier ministre ce serait pour reprendre les rênes, redescendre dans l’arène, et donc avoir un chef de gouvernement moins médiatique, plus technique, qui ne lui fasse pas d’ombre.

Emmanuel Macron est face à un autre incontournable : verdir son gouvernement. Or, là encore, les candidats ne se bousculent pas. Le nom de Laurence Tubiana qui dirige le haut conseil pour le Climat est souvent cité, comme celui de Nathalie Kosciusko-Morizet. En revanche, l’ancienne secrétaire d’État chargée de la biodiversité, Barbara Pompili, pourtant membre du groupe LREM, n’émerge pas de façon évidente.

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Grands pôles et super ministres

Une nouvelle architecture gouvernementale pourrait voir le jour. Elle serait constituée de grands pôles: un pôle régalien, un pôle économique, un pôle santé et social, un pôle éducation et culture et un pôle environnement. Ces pôles seraient dirigés par de super ministres. En dessous, beaucoup plaident pour des postes de ministre de plein exercice qui pourraient être épaulés par des secrétaires d’État thématiques et temporaires. Ces derniers “pourraient avoir une mission de 6 mois sur les petites lignes ferroviaires, par exemple où les retraites des agriculteurs… Ils seraient ainsi les ambassadeurs de leur sujet dans les médias. C’est une idée que Bayrou défend depuis longtemps”, assurait, mardi, un pilier de la majorité à la Dépêche.

Mais pour les postes de super ministres, là encore, peu de noms émergent. Certains ministres déjà en place pourraient prendre plus de responsabilités, c’est le cas de Gérald Darmanin ou encore de Marc Fesneaux. “J’espère que Jacqueline (Gourault) va rester car on va avoir besoin de son habileté”, pour gérer la décentralisation voulue par Emmanuel Macron, analysait un élu récemment. Marlène Schiappa souhaite aussi avoir un portefeuille plus important. Quant à Jean-Michel Blanquer, il n’espère rien d’autre que mener sa mission à son terme à l’Education.

Concernant les nouveaux entrants, plusieurs noms reviennent souvent comme celui de Laurence Vichnievsky, binôme d’Eva Joly dans l’affaire Roland Dumas et actuelle vice-présidente de la commission des lois, tout comme celui du très européen Jean-Louis Bourlange. Jean-Noël Barrot, économiste et vice président du Modem, Jean-Luc Warsmann député des Ardennes et Richard Ramos, député du Loiret auraient aussi été approchés. À gauche, ce sont deux anciens ministres qui font parler d’eux, Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Parmi les LR les noms des députés Guillaume Larrivé et Geoffroy Didier, celui du président des députés LR Damien Abad, ou encore du maire de Châteauroux et président du comité des maires de LR Gil Avérous reviennent aussi mais pas sûr que ceux-ci aient envie de quitter leur fonction pour un CDD de deux ans.

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