Régionales : Valérie Pécresse plus que jamais favorite en Ile-de-France – Le Monde

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Vivement les élections ! Valérie Pécresse et son équipe n’ont qu’une hâte, c’est que le scrutin régional annoncé pour les 13 et 20 juin se tienne aux dates prévues, qu’elle les remporte haut la main en Ile-de-France et puisse se projeter dans la suite. En particulier dans la course à l’Elysée, à laquelle elle aimerait participer en 2022. Autant dire que la présidente (ex-Les Républicains, désormais Libres !) de la première région française est hostile à tout nouveau décalage des régionales. « Pour changer un rendez-vous avec le peuple, il faut un motif impérieux ; ma conviction, c’est qu’il n’y en a pas », a-t-elle déclaré lundi 12 avril sur Franceinfo.

L’impatience de Valérie Pécresse s’explique. A deux mois de la date théorique de l’élection, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy part plus que jamais favorite. Si le scrutin avait lieu aujourd’hui, elle arriverait largement en tête du premier tour, avec 34 % des suffrages, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Le Parisien et Franceinfo réalisé du 5 au 7 avril auprès de 1 000 personnes et dévoilé le 10 avril. Aucune des huit enquêtes d’opinion déjà effectuées ne l’avait placée aussi haut.

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Surtout, Valérie Pécresse semble en mesure de gagner le second tour dans tous les cas de figure. Selon le sondage d’Ipsos, elle l’emporterait avec 45 % des voix en cas de triangulaire avec le Rassemblement national (RN) et une gauche unifiée. Elle arriverait aussi première, mais avec 36 % seulement, dans le scénario, plus difficile pour elle, où La République en marche (LRM) pourrait également se maintenir au tour décisif. A l’inverse, en cas d’échec, « ce sera la fin de ma carrière politique », a-t-elle annoncé lundi sur Franceinfo.

Rivaux faibles

Ces chiffres sont d’autant plus positifs pour la quinquagénaire qu’elle n’est pas encore officiellement candidate. Depuis des mois, son équipe défend son bilan et diffuse des tracts à sa gloire, mais la présidente de région n’a pas encore présenté sa vision ni ses projets pour les années à venir. « En réalité, elle est en campagne permanente avec les moyens de la région », pestent ses concurrents. Samedi encore, elle a inauguré la nouvelle ligne de tramway T9, et s’est félicitée de cette « petite révolution pour le Val-de-Marne » : « trente-cinq minutes gagnées pour faire Paris-Orly ».

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A l’approche du scrutin, Valérie Pécresse dispose de quatre atouts. Elle est, de loin, la plus connue des candidats. Son image est positive. Son bilan est jugé bon, voire excellent, par une majorité des habitants (63 %, selon le sondage Ipsos) : « Elle a su incarner la région », applaudit l’élu UDI Jean-Philippe Dugoin-Clément, un de ses vice-présidents au conseil régional.

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