Régionales : Gérald Darmanin estime qu’une victoire du RN serait «une marque satanique» – Le Figaro

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En déplacement à Dijon pour soutenir Denis Thuriot, candidat de la majorité présidentielle, le ministre de l’Intérieur en a profité pour attaquer vivement le parti de Marine Le Pen.

L’attaque est peu conventionnelle. En déplacement à Dijon pour soutenir le candidat de la majorité présidentielle, Denis Thuriot, tête de liste dans la région Bourgogne-Franche-Comté, Gérald Darmanin s’est fendu d’une phrase pour le moins inattendue à l’attention du Rassemblement national, rapporte le quotidien régional Le Bien Public . «Il y a une volonté que le Rassemblement national ne gagne jamais une région. On voit bien la marque satanique que représenterait une victoire du RN», a lancé le ministre de l’Intérieur, attablé avec le candidat à la terrasse d’un café.

«Si un territoire est dirigé par un parti extrémiste, pensez-vous que les investisseurs étrangers viendront davantage ? Non. Ils iront dans un endroit plus acceptable», a poursuivi Gérald Darmanin. L’attaque n’est pas innocente, puisque dans cette région, le candidat du Rassemblement national, Julien Odoul, caracole en tête des intentions de vote au premier tour, avec 28%, selon un sondage Ipsos Sopra Steria publié le 9 juin sur France 3 Bourgogne-Franche Comté. Loin devant le candidat LREM Denis Thuriot, en quatrième position avec 16% des voix.

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«Il faut que LREM arrête d’insulter l’opposition»

Une attaque qui n’est pas vraiment du goût de la présidente du Rassemblement national. Interrogée sur CNews, Marine Le Pen a vivement réagi à ces accusations de «satanisme». «Il faut que LREM garde son calme et arrête d’insulter l’opposition, parce que ça pose un problème démocratique», a-t-elle répondu.

Selon elle, «le gouvernement ne se rend pas compte qu’avec des déclarations aussi violentes à l’égard de l’opposition, il participe au climat de haine, de brutalité et de violence». Elle rappelle par ailleurs aux ministres qu’«on mesure une démocratie à la manière dont l’exécutif et le gouvernement traite l’opposition». Un traitement qui selon elle est loin d’être respectueux. Et d’ajouter : «Depuis le début de cette campagne (les élections régionales, NDLR), des ministres (sont) appelés à chasser le Rassemblement national, à abattre l’ennemi qu’est Marine Le Pen».

Autre réaction, celle de Jordan Bardella, candidat du RN en Île-de-France. Sur Twitter, le vice-président du parti a également répondu vivement à cette attaque. «Affolé par une déroute électorale imminente, ce gouvernement est devenu complètement fou ! Jean Castex doit maintenant rappeler ses ministres à l’ordre et à la déontologie», écrit-il.

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