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Réforme des retraites : syndicats et «gilets jaunes» manifestent en France, des tensions à Paris – Le Figaro

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Ce samedi 28 décembre, «gilets jaunes» et syndicats appelaient à nouveau à descendre dans les rues pour manifester contre la réforme du système de retraites.

À Paris, environ 300 «gilets jaunes» sont partis de la place de la Bourse peu avant 11h30. Des pancartes proclamaient «Âge pivot, âge tombeau», en écho à l’«âge d’équilibre» assorti d’un bonus-malus que le gouvernement veut fixer à 64 ans en 2027, ou encore «Grève, blocage, Macron dégage», a constaté une journaliste de l’AFP. Ils ont ensuite rejoint le cortège syndical, parti de la gare du Nord pour rejoindre Châtelet.

«Je fais grève autant que je peux, on fait des roulements», explique Saïd Larbi, machiniste à la RATP âgé de 39 ans, tenant entre ses mains une caisse de solidarité pour les grévistes. «Tant qu’il n’y a pas de réponse du gouvernement, il faut continuer. La RATP a un régime spécial certes, mais on est tous perdants.»

Parmi les centaines de manifestants, certains chantent «Et on ira jusqu’au retrait». «Retraites à points, retraites en moins”, “faisons battre en retraite Macron et les patrons», «retrait du projet = retour des trains» ou encore «métro, boulot, caveau, c’est non» peut-on lire sur pancartes et banderoles.

Lors du passage du cortège près de Beaubourg, la tension est montée entre manifestants et forces de l’ordre, comme l’indique sur Twitter le journaliste Brice Ivanovic. Des barricades ont été montées et au moins l’une d’elle mise à feu, rue du Renard. Les forces de l’ordre ont chargé à plusieurs reprises, et fait usage de gaz lacrymogènes.

Autour de 15h30, le cortège était à l’arrêt avant de pouvoir repartir peu après. L’accès au forum des Halles a été bloqué. Lors de l’arrivée des manifestants place du Châtelet, vers 16h30, quelques tensions ont à nouveau éclaté.

«Penser à la retraite c’est compliqué pour beaucoup d’entre nous car il est déjà difficile de finir le mois, néanmoins, au fond, c’est le même combat», a déclaré à l’AFP Jérôme Rodrigues, une figure des «gilets jaunes». Ce dernier, qui avait déjà perdu l’usage de son œil suite à un probable tir de LBD40 le 26 janvier, a à nouveau été touché au niveau de l’oeil. Sur des vidéos visibles sur les réseaux sociaux, on l’aperçoit effectivement au sein d’un groupe de «gilets jaunes», faisant face à des CRS qui, pour les repousser, font usage d’une gazeuse lacrymogène.

Jérôme Rodrigues, figure des «gilets jaunes», a été touché à l’œil ce samedi. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

À voir aussi – Jérôme Rodrigues explique avoir été blessé par un coup de bouclier de CRS

D’autres mobilisations étaient organisées partout en France : l’AFP a dénombré 150 manifestants à Rennes (Ille-et-Vilaine), quand 200 personnes étaient venues célébrer les «obsèques de la SNCF» à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). À Saint-Étienne (Loire), ce sont environ 500 manifestants qui sont descendus dans les rues selon Le Progrès.

À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), ils étaient 1100 selon la police, 2200 d’après les syndicats. Une centaine de manifestants se sont par ailleurs rassemblés à Toulouse (Haute-Garonne), selon l’AFP. D’autres rassemblements étaient prévus à Lyon, Nice ou Nancy.

Des actions ont été organisées dans de nombreuses villes en région, y compris dans de modestes localités comme Romilly-sur-Seine (Aube) ou encore Tergnier (Aisne), où le syndicat Solidaires a compté entre 400 et 600 manifestants.

À Aulnoye-Aymeries (Nord), environ 500 personnes ont défilé, selon SUD-Rail. «Pour un week-end en période de fêtes, c’est pas si mal que ça», a réagi Marc Lambert, délégué de ce syndicat, qui «attend que tout le monde s’y mette, et pas seulement les cheminots, pour obtenir le retrait de la réforme».

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