Réforme des retraites : ce que le gouvernement propose – Le Parisien

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À l’issue des discussions avec les syndicats sur la réforme des retraites, ce mercredi, Édouard Philippe et son gouvernement sont restés sur leurs positions à propos de la suppression des régimes spéciaux. Mais ils sont prêts à ouvrir la porte à des négociations.

Une ouverture de nouvelles discussions sur l’âge pivot

« L’âge d’équilibre ou âge pivot » à 64 ans, c’est le sujet qui fâche le camp des syndicats réformistes. Celui qui a entraîné, la semaine dernière, le coup de colère de Laurent Berger, le patron de la CFDT qui a appelé ses troupes à participer à la manifestation du 17 décembre.

Pour rappel, cela consiste à mettre en place dès 2022 un âge de départ à taux plein à 64 ans – supérieur, donc, à l’âge légal de 62 ans – pour inciter les Français à travailler plus longtemps et équilibrer les comptes. Sur ce point, le gouvernement reste ferme mais semble prêt à des aménagements en fonction de certaines carrières. « Il y a des marges de manœuvre. Elles ne sont pas immenses, on le sait tous, mais elles existent », a insisté le Premier ministre qui s’en remet aux syndicats et donne rendez-vous en janvier pour de nouvelles négociations sur ce sujet.

Les fonctionnaires pourront partir en retraite progressivement

Le dispositif existe déjà en France dans certaines entreprises mais pourrait être étendu à la fonction publique. Demain, dans le cadre de la réforme, les fonctionnaires – éducation et hôpital en tête — pourraient, s’ils le souhaitent, bénéficier d’une adaptation de leur temps de travail en fin de carrière.

« Il y a des métiers plus difficiles à faire que d’autres. J’ai demandé à Muriel Pénicaud de travailler sur des dispositifs concrets sur l’emploi des seniors et sur l’aménagement des fins de carrière », a expliqué le Premier ministre. « En clair, l’employeur public donnerait l’exemple en proposant le droit à la retraite à temps partiel », décrypte Frédéric Sève, le « Monsieur retraites » de la CFDT.

Le travail de nuit davantage reconnu comme «pénible»

300 000 salariés supplémentaires pourraient être intégrés aux mesures portant sur la pénibilité et ainsi partir plus tôt en retraite. « Nous améliorerons le système pour le rendre plus généreux, a soutenu Édouard Philippe. Actuellement, il faut travailler 120 nuits par an pour bénéficier des points pénibilités. Nous passerons ce seuil à 110 nuits. » Idem pour les nuits dites « en équipes alternantes » où le seuil de pénibilité passera de 50 à 30 nuits.

Un coup de pouce pour les petites retraites

Dans le projet tel qu’il était présenté la semaine dernière, la pension minimum était fixée à 85 % du smic pour une carrière complète. Édouard Philippe s’est dit prêt à aller « au-delà » sans pour autant donner de chiffres.

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