Reconnaissance faciale : la start-up Clearview AI dans le viseur des autorités

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Reconnaissance faciale : la start-up Clearview AI dans le viseur des autorités

Les autorités britanniques et australiennes viennent de lancer une enquête conjointe sur Clearview AI, une start-up spécialisée dans la reconnaissance faciale et victime il y a deux mois d’une violation de données portant sur ses clients, leurs données ainsi que le nombre de recherches effectuées par ces derniers.

Celle-ci avait par le passé été au centre d’une action collective accusant la société de vendre l’accès à des empreintes biométriques aux forces de l’ordre sans le consentement des personnes concernées.

Plus de trois milliards d’images seraient aujourd’hui détenues par Clearview AI, provenant de sites web tels que Facebook et YouTube. Et c’est bien ce qui effraie les autorités britanniques et australiennes qui viennent de lancer une investigation sur la base de la loi australienne de 1988 sur la protection de la vie privée et de la loi britannique sur la protection des données.

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Une enquête de grande ampleur

« La sécurité est la priorité absolue de Clearview », s’était pourtant déjà défendu l’avocat de Clearview AI, Tor Ekeland. « Malheureusement, les violations de données sont courantes aujourd’hui. Nos serveurs n’ont jamais été consultés. Nous avons corrigé la faille et continuons à travailler pour renforcer notre sécurité », s’est défendue la direction de la start-up.

« Clearview fonctionne comme Google Search for faces. Il suffit de télécharger une photo sur l’application et d’obtenir instantanément des résultats à partir de photos de tasses, de médias sociaux et d’autres sources accessibles au public », expliquent de leur côté les autorités australiennes pour justifier le lancement d’une telle enquête qui pourrait s’avérer très sévère pour Clearview AI.

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