Quatrième jour de sommet : les Etats frugaux plus optimistes sur le plan de relance européen – Les Échos

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Publié le 20 juil. 2020 à 9h33Mis à jour le 20 juil. 2020 à 11h30

Le ton est moins pessimiste ce lundi matin, alors que le sommet européen sur le plan de relance économique de l’Union entre dans son quatrième jour . Selon l’agence Bloomberg, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Suède seraient finalement prêts à accepter une solution qui comprenne une enveloppe de 390 milliards d’euros de subventions, le reste de l’aide devant être octroyée sous forme de prêts. « Les négociations dures viennent de s’achever », a twitté Sebastian Kurz, le chancelier autrichien, « nous pouvons être très heureux des résultats obtenus. Cela va se poursuivre cet après-midi ». Premier signe de la confiance retrouvée, l’écart entre l’Italie et l’Allemagne des taux à dix ans s’est détendu ce matin.

Les dirigeants européens vont à nouveau se retrouver ce lundi à 16 heures à Bruxelles, et les négociateurs semblaient enfin croire qu’ils pouvaient toucher au but. « Un accord est possible et un accord est nécessaire », a confirmé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire ce lundi matin sur RMC-BFMTV. Le couple franco-allemand a mis toute son énergie pour y parvenir, travaillant en une symbiose peu commune . Mais ils se sont heurtés au front très déterminés des frugaux.

Dîner houleux

Le dîner de travail de dimanche soir a été marqué, selon des négociateurs, par plusieurs moments où les dirigeants européens se sont trouvés proches du point de rupture. « Ca n’a pas été très joli à plusieurs reprises cette nuit, mais au bout du compte, je pense que nous avons accompli des progrès », a constaté Mark Rutte , leader de la fronde des Etats frugaux.

« Nous sommes prêts à accepter un tournant des prêts vers des subventions à condition que des réformes soient faites et réalisées », a-t-il appuyé. « Il y a un très bon texte maintenant et c’est mon impression qu’il y a un consensus ». Malgré la dureté de la position du leader des Pays-Bas, qui est parvenu avec ses alliés à faire baisser le paquet de subvention de 110 milliards après une enveloppe initiale de 500 milliards, il est ménagé par ses pairs. Le gouvernement de Mark Rutte n’a en effet pas la majorité des sièges au Parlement et il doit revenir avec une solution qui puisse être votée par l’opposition. Sachant aussi qu’initialement, les « frugaux » réclamaient un plan de relance sans aucune subvention, basé uniquement sur des prêts.

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