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Publicité : la France condamne Google à 150 millions d’euros d’amende

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Publicité : la France condamne Google à 150 millions d’euros d’amende

L’Autorité de la concurrence vient de condamner Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité en ligne affichés sur les résultats de recherche. Le montant de l’amende est de 150 millions d’euros.

“Google a abusé de la position dominante qu’elle détient sur le marché de la publicité liée aux recherches, en adoptant des règles de fonctionnement de sa plateforme publicitaire Google Ads opaques et difficilement compréhensibles et en les appliquant de manière inéquitable et aléatoire” peut-on lire sur le communiqué qui annonce la nouvelle.

Et l’Autorité demande à Google de clarifier les règles de fonctionnement de sa plateforme publicitaire Google Ads tout comme les procédures de suspension des comptes, qui lui permettent d’exclure tel ou tel site.

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“Position dominante extraordinaire”

“Compte tenu de sa position dominante extraordinaire, Google a une responsabilité particulière vis-à-vis des utilisateurs et des annonceurs, qui l’oblige à édicter et appliquer les règles de manière objective, transparente et non discriminatoire” mentionne le communiqué qui annonce la nouvelle.

Le rapport de force en faveur de Google est jugé écrasant vis à vis des utilisateurs de sa plateforme d’annonces publicitaires. Concrètement, le peu d’informations divulguées par Google rend la vie très compliquée aux annonceurs, tandis que Google a toute latitude pour modifier les règles qu’il édicte.

“Cela conduit à des dommages à la fois pour les clients annonceurs mais aussi pour les utilisateurs du moteur de recherche” juge le régulateur.

Une enquête “difficile”

Cette condamnation est l’aboutissement d’une enquête ouverte il y a plus de deux ans. L’Autorité évoque une enquête “difficile” soulignant le manque de volonté de coopération de Google.

Les injonctions sont prononcées pour une durée de 5 ans. Google devra remettre à l’Autorité dans les deux mois un rapport détaillant les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour se conformer aux demandes.

Comme à son habitude, Google a annoncé faire appel de cette condamnation. Par communiqué, l’entreprise déclare : “Nos utilisateurs s’attendent à être protégés contre les publicités trompeuses et c’est à cela que servent nos conditions d’utilisation publicitaires”. Et d’incriminer le comportement de Gibmedia, la régie qui avait porté l’affaire devant l’Autorité de la concurrence.

Le cas Amadeus déjà en janvier dernier

Car ce n’est pas la première fois que Google a maille à partir avec l’Autorité de la concurrence française. En janvier 2019, le gendarme de la concurrence annonçait déjà avoir pris des mesures d’urgence à l’encontre de Google Ads.

Le gendarme de la concurrence reprochait à Google d’avoir suspendu plusieurs comptes de la société Amadeus, à l’origine du service de renseignements téléphoniques 118 001. Pour sauver Amadeus de la mort subite, le gendarme de la concurrence avait enjoint la filiale d’Alphabet de “revoir la procédure de suspension de compte des annonceurs actifs dans le secteur des services de renseignements par voie électronique”.

Google occupe une position incontournable en France. Il totalise 90 % des recherches effectuées en ligne.

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