Protocole anti-Covid à l’école : les autotests seront la règle à partir de vendredi, précise Blanquer – Le Parisien

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Vivement attaqué pour sa gestion de la crise du Covid-19 dans l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer était l’invité de BFMTV ce mardi pour défendre le nouveau protocole sanitaire en vigueur dans les écoles, assoupli lundi soir par Jean Castex, après de nombreux tâtonnements.

À partir de vendredi, les élèves cas contacts pourront faire trois autotests remboursés pour revenir à l’école, a ainsi confirmé le ministre de l’Éducation nationale. Il précise que dès jeudi, les parents ne devront plus récupérer leurs enfants dès la détection d’un cas en classe, mais à la fin de la journée scolaire.

Ce nouveau protocole est le dernier d’une série d’évolutions vécues par les enseignants comme des « cafouillages ». Par deux fois, Jean-Michel Blanquer a changé les consignes, s’attirant les foudres du corps enseignant. « Les circonstances nous obligent à nous adapter », a déclaré le ministre, évoquant « des processus complexes » et une « crise grave » qui impliquent des décisions au dernier moment.

Simplifier la vie des familles et des directeurs d’école

Pour justifier le nouvel ajustement de protocole dans les établissements scolaires, Jean-Michel Blanquer évoque le temps d’attente avant de se faire tester débordées par la demande de tests. Un point également souligné par le porte-parole du gouvernement, un peu plus tôt dans la matinée.

« On avait l’idée de simplifier la vie des familles et des directions d’école primaire », affirme Jean-Michel Blanquer. Selon lui, « 10 000 classes fermées » et « 50 000 élèves contaminés par le Covid-19 ». « L’Île-de-France est nettement plus touchée que le reste du pays », a encore précisé le ministre.

Le ministre reconnaît « des problèmes »

« Nous sommes le pays de l’école ouverte, contrairement à beaucoup de pays », s’est réjoui Jean-Michel Blanquer. Fidèle à la ligne défendue depuis le début de l’épidémie, l’auteur de « École ouverte » reconnaît toutefois qu’il y a pu avoir « des problèmes » avec les consignes, jugées incompréhensibles par de nombreux enseignants.

Alors que de nombreux syndicats ont appelé à faire grève jeudi, Jean-Michel Blanquer estime que « l’intérêt général est que les enfants aillent à l’école » : « C’est dommage qu’il y ait une journée qui perturbe davantage le système (…) on ne fait pas une grève contre un virus », a-t-il déploré.

Le ministre a appelé « à la sérénité et à l’unité autour de l’école », alors qu’il y a « beaucoup de fatigue et de nervosité », chez les enseignants, constate-t-il. « J’en appelle au sang froid », a-t-il encore ajouté.

Statu quo sur les capteurs de CO2 et les FFP2

Distribuer des masques FFP2 aux enseignants et à l’école ? Le ministre s’est dit personnellement pour mais contraint de respecter l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique qui ne s’est pas prononcé en faveur pour l’instant.

Quand aux capteurs de CO2 qui tardent à arriver dans les établissements alors qu’ils sont demandés depuis le début de l’année 2021, Blanquer reconnaît des « failles », tout en rappelant que les dotations ne relèvent pas de prérogatives ministérielles. Une diatribe qui semble loin du mea culpa attendu par les enseignants.

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