Producteur passé à tabac dans le 17e : détention requise pour trois policiers – LCI

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JUSTICE – A la suite du passage à tabac d’un producteur de musique noir par des forces de l’ordre dans le 17e arrondissement de Paris, le procureur de la République Rémy Heitz a requis ce dimanche la mise en examen des policiers mis en cause, et le placement en détention pour trois d’entre eux.

Une semaine après le passage à tabac de Michel Zecler par des forces de l’ordre à Paris, le parquet de Paris a requis la mise en examen des quatre policiers qui ont procédé à l’interpellation de ce producteur de musique noir dans le 17e arrondissement de la capitale. 

Dimanche, Rémy Heitz, le procureur de la République, a également annoncé qu’il avait requis le placement en détention provisoire pour trois des quatre policiers mis en cause. La détention provisoire des trois agents soupçonnés d’avoir porté des coups est demandée pour “éviter un risque de concertation entre les auteurs ou de pressions sur les témoins”, a expliqué le procureur de la République de Paris. 

S’agissant du gardien de la paix soupçonné d’avoir lancé une grenade lacrymogène à l’intérieur du studio d’enregistrement, son placement sous contrôle judiciaire a été demandé.

Un juge d’instruction va enquêter

L’affaire est désormais confiée à un juge d’instruction qui va enquêter pour faire toute la lumière sur cette  interpellation violente qui a suscité une vaste vague d’indignation, remontant jusqu’au plus haut sommet de l’État. 

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Samedi, les gardes à vue des quatre policiers avaient été prolongées. Trois des quatre policiers ont notamment été entendus pour “violences volontaires, en réunion, avec arme et à caractère raciste“, a indiqué le parquet de Paris, mais aussi pour “faux en écriture publique, violation de domicile par personne dépositaire de l’autorité publique et dégradations volontaires de bien privé“. 

Selon nos informations, ces trois policiers appartiennent à la brigade territoriale de contact du XVIIe arrondissement : un brigadier ayant 20 ans d’ancienneté et une expérience de plusieurs années sur cet arrondissement, et deux gardiens de la paix ayant respectivement 3 et 5 ans d’ancienneté. 

Un quatrième policier, gardien de la paix affecté au commissariat du VIIe arrondissement, suspecté d’avoir jeté une grenade lacrymogène dans le local, était en garde à vue pour “violences volontaires, avec arme et en réunion ainsi que du chef de dégradations volontaires par moyen dangereux“, par personne dépositaire de l’autorité publique.

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