Procès 13 Novembre, jour 4: un policier raconte une nuit de chaos – Le Figaro

COMPTE RENDU D’AUDIENCE – Un ancien cadre des services antiterroristes a décrit la fièvre qui s’est emparée des enquêteurs dans la confusion des attentats.

Le jeune commissaire donne le tournis. Pas seulement parce qu’il parle trop vite, ni parce qu’il dépose devant les assises sous le pseudonyme de «SDAT 99», qui garantit son anonymat. Mais, quand cet ancien cadre de la sous-division antiterroriste (SDAT) rappelle le contexte des attentats du 13 novembre 2015, on tremble en découvrant l’ampleur de la menace et les sueurs froides qu’elle donnait aux services de renseignement.

Dix mois après les tueries de Charlie et de l’Hypercacher, les policiers la savent «grave et imminente». Le 12 novembre, le porte-parole de l’État islamique appelle les fanatiques à viser la France et ses ressortissants. Les commandos qui vont frapper Paris sont déjà arrivés de Syrie mais nul ne le sait encore car ils sont passés sous les radars. «Cinquante-deux enquêtes ont été ouvertes à la Sdat entre décembre 2014 et septembre 2015», note le témoin. Le 13 novembre au soir, du Stade de France au Bataclan, dix hommes sèment la mort. Salah Abdeslam, qui se tait depuis

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