Prix du carburant : Jean Castex au 20h de TF1 ce jeudi pour annoncer le dispositif mis en place – sortiraparis

Par Laurent P. · Publié le 21 octobre 2021 à 17h19

Face à la flambée des prix du carburant, impactant tous les automobilistes, le gouvernement a indiqué mardi 19 octobre 2021 qu’un dispositif “juste et efficace” devait être annoncé d’ici la fin de la semaine. Une annonce qui, selon l’AFP, doit être faite par Jean Castex ce jeudi 21 octobre au 20h de TF1. Chèque carburant pour les plus modestes, baisse des taxes… On fait le point sur les annonces possibles !

S’agira-t-il d’un chèque carburant ? D’une baisse des taxes ? Le gouvernement a annoncé mardi 19 octobre 2021 qu’un dispositif “juste et efficace” permettant de pallier la hausse des prix du carburant allait être annoncé “d’ici la fin de la semaine“. Et à l’AFP de préciser que ces annonces seront faites ce jeudi 21 octobre par le Premier ministre Jean Castex, au 20h de TF1.

Deux pistes – à savoir un chèque carburant pour les foyers les plus modestes et certains professionnels, ou bien une baisse des taxes sur le carburant – sur lesquelles s’est penché le gouvernement qui hésite encore quant à la décision à prendre. “Il ne s’agit pas d’inventer une usine à gaz, il faut que ce soit simple“, expliquait mercredi 20 octobre Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres.

Quels sont les avantages de l’un comme de l’autre ? Concernant le chèque carburant, celui-ci permettrait de mieux cibler les usagers qui en ont le plus besoin et de faire des économies. C’est en tout cas ce qu’expliquait lundi 18 octobre le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui indiquait préférer un chaque carburant, sur le modèle du chèque énergie, la baisse des taxes entraînant des dépenses conséquentes sur une économie déjà fragile en raison de la crise. Et de poursuivre en expliquant qu’une baisse d’un centime, c’est “un demi milliard d’euros” en moins dans les caisses de l’État.

Un dispositif en revanche assez complexe à mettre en place et appliquer, celui-ci nécessitant de définir un plafond de ressources et d’identifier par la suite les bénéficiaires. Le gouvernement ne dispose pas “d’une base de données des gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler“, indiquait ainsi, de son côté, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Autre problème lié à ce type de dispositif : éviter “que certains, pour des questions de seuil, se sentent exclus” à quelques mois des élections présidentielles, notamment “les classes moyennes supérieures“, explique une source gouvernementale à nos confrères de Franceinfo. Et de poursuivre : “On ne veut pas, après les ‘gilets jaunes’, avoir une manif des cols blancs“.

Quant à la baisse des taxes sur le carburant, celle-ci est particulièrement populaire dans l’opinion, mais coûte trop cher à l’État. “Passer la TVA de 20% à 5,5% sur le gaz, l’électricité et les carburants, comme le proposent certains candidats, coûterait 13 milliards d’euros en année pleine, dont 10 milliards uniquement sur l’essence“, indique ainsi le ministère de l’Economie. Des recettes, les TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), qui représentent “la quatrième recette fiscale de l’État derrière la TVA, l’impôt sur le revenu et celui sur les sociétés“, précisent nos confrères de Franceinfo. Difficile donc de s’en passer, en particulier en période de crise où l’économie reste fragile. Un dispositif qui ne permet également pas “de cibler spécifiquement les publics les plus modestes“, selon une source gouvernementale. 

Une décision complexe, donc, et des annonces qui devraient arriver très rapidement.

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