Présidentielle américaine : « Mon cousin Vinny », teinture de cheveux qui dégouline… La folle conférence de presse de Rudy Giuliani – 20 Minutes

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L’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, le 19 novembre 2020 lors d’une conférence de presse à Washington. — J.Martin/Sipa

Donald Trump avait promis que ses avocats allaient dévoiler « une route claire vers la victoire ». Au lieu de ça, on a assisté à une conférence de presse surréaliste lors de laquelle Rudy Giuliani a dénoncé, toujours sans preuve, « un complot national » et « une fraude massive ». Surexcité, l’ancien maire de New York, qui aurait, selon les médias américains, exigé une rémunération de 20.000 dollars par jour pour défendre Donald Trump, a imité Joe Pesci dans Mon cousin Vinny et a tellement transpiré que la teinture de ses cheveux l’a trahi.

Devant un juge fédéral de Pennsylvanie, Rudy Giuliani avait pourtant reconnu que le recours déposé dans cet Etat « n’était pas une plainte pour fraude ». Mais face aux caméras, l’ancien maire de New York a répété que l’élection présidentielle américaine avait été entachée d’une « fraude massive », dénonçant un « complot national ». Problème, il n’a apporté aucune preuve sur ses soi-disant votes d’électeurs décédés ou de machine changeant mystérieusement un vote de Trump à Biden. Il a promis qu’il présenterait des éléments « plus tard ».

« Est-ce que tu vois la putain de teinture de Rudy qui dégouline ? »

Rudy Giuliani a répété que des observateurs n’avaient pas pu s’approcher du dépouillement – un point qu’a pourtant réfuté la Cour suprême de Pennsylvanie. C’est à ce moment que « mister mayor » a imité Joe Pesci dans Mon Cousin Vinny, qui, au tribunal, demande « Combien j’ai de doigts (en l’air) » pour prouver qu’un témoin est trop loin pour voir correctement.

Clou du spectacle, Rudy Giuliani s’est tellement démené qu’il a dû essuyer à plusieurs reprises les traces noires qui coulaient le long de son visage. « Est-ce que tu vois la putain de teinture de Rudy qui dégouline sur son visage ? », a demandé en direct un community manager de Donald Trump sur la vidéo du stream officiel, sans réaliser que son micro était allumé.

Selon du fact-checking essentiel du New York Times, il s’agirait en fait plutôt de mascara appliqué sur des tempes grisonnantes juste avant la conférence.

George Soros et Hugo Chavez

Sidney Powell, l’une des autres membres de « l’elite taskforce » judiciaire du président américain, a, elle, doublé la mise sur le logiciel canadien de Dominion Voting system, utilisé par de nombreuses machines à voter, insistant qu’il y avait des liens entre une autre société informatique, Smartmatic, Hugo Chavez et George Soros. Les deux sociétés ont rejeté ses allégations. Mais les déclarations sous serment qu’elle a présentées affirment simplement que de telles machines peuvent être piratées, pas qu’elles l’ont été. L’agence américaine de cybersécurité et de sécurité, a d’ailleurs affirmé que la présidentielle du 3 novembre a été « la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

Quelques heures plus tard, le recompte en Géorgie a confirmé la victoire de Joe Biden. Rudy Giuliani a promis de déposer un recours vendredi matin pour empêcher la certification des résultats officiels. Après cette conférence de presse et le raté du « Four Seasons Total Landscaping », il y a 10 jours, un simple communiqué serait sans doute préférable.

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