Présidentielle américaine, J – 271 : Joe Biden en difficulté après les caucus de l’Iowa – Le Monde

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L’ancien vice-président Joe Biden, à Concord (New Hampshire), le 4 février.

L’ancien vice-président Joe Biden, à Concord (New Hampshire), le 4 février. JOSEPH PREZIOSO / AFP

Alors que les caucus de l’Iowa, première étape de la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, se sont tenus lundi 3 février, et « Le Monde » lance son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, tout d’abord cinq jours sur sept jusqu’en septembre, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

  • Le fait du jour

La publication de la quasi-totalité des résultats des caucus de l’Iowa, avec deux jours de retard, ont confirmé, mercredi soir 5 février, la précarité de la candidature de l’ancien vice-président Joe Biden. Ancré à la quatrième place, avec un peu plus de 15 % des délégués en jeu, il est très largement distancé par le benjamin de la course, Pete Buttigieg, qui lui dispute les votes des modérés, et par le doyen, Bernie Sanders, figure la plus en vue de la gauche américaine.

Les résultats d’un sondage réalisé à la sortie des caucus par l’institut Edison Media Research pour un groupe de médias dont le Washington Post soulignent les obstacles rencontrés par l’ancien vice-président dans l’Iowa. Il n’y a recueilli qu’une infime partie (inférieure à 5 %) de l’électorat âgé de moins de 34 ans au sein duquel triomphe Bernie Sanders (41 %).

Joe Biden ne l’emporte que parmi les plus de 65 ans, alors que l’électorat de Pete Buttigieg est également représenté dans toutes les tranches d’âge. De même, l’ancien vice-président séduit majoritairement les modérés (25 %) contrairement aux personnes qui se décrivent comme très à gauche (4 %) ou à gauche (16 %) quand le benjamin de la course capte 12 % des très à gauche, 27 % des personnes à gauche, et 25 % des modérés, ce qui lui vaut la composition la plus équilibrée de tous les principaux postulants.

Le seul point fort reconnu à Joe Biden concerne la politique étrangère, qui est rarement un facteur décisif de vote en l’absence d’une crise comparable à celle d’Irak il y a plus de dix ans. La marge d’erreur de cette enquête est de quatre points.

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Conscient de ces faiblesses, l’ancien vice-président a reconnu avoir « pris une claque » avant de passer à l’offensive, mercredi, contre Bernie Sanders et Pete Buttigieg. « Si le sénateur Sanders est le candidat du parti, chaque candidat démocrate pour une élection locale ou nationale, dans les Etats républicains, démocrates, ou indécis, dans les circonscriptions faciles ou disputées, devra porter l’étiquette que le sénateur Sanders a choisie pour lui-même », a-t-il dit dans une allusion à la référence au socialisme qu’utilise déjà Donald Trump pour tenter de discréditer les démocrates.

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