Présidentielle américaine : Donald Trump s’affiche en rempart du « mode de vie américain » contre Joe Biden – Le Monde

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Donald Trump prononçant son discours de clôture de la convention républicaine depuis une pelouse de la Maison Blanche, à Washington, le 27 août.

Il y a quatre ans, Donald Trump était un homme neuf. A la convention d’investiture de Cleveland (Ohio), en 2016, sa parole était libre, tenue par aucun bilan. Jeudi 27 août, lorsqu’il s’est avancé vers le podium dressé sur la pelouse sud de la Maison Blanche, il a été précédé de près de quatre ans d’exercice du pouvoir.

Il s’est efforcé de s’appuyer sur ce temps passé pour répondre aux critiques adressées contre sa présidence lors de la récente convention démocrate. Rivé au long discours de plus de soixante-dix minutes qui défilait sur les deux prompteurs encadrant son pupitre, il a énuméré de manière interminable les succès revendiqués, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières des Etats-Unis.

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Régulièrement égrenés lors de ses interventions, la renégociation ou la suppression d’accords commerciaux, la croissance et le nombre d’emplois créés, toujours enjolivé, avant l’apparition de l’épidémie, la baisse des impôts – sans évidemment mentionner son corollaire, le creusement du déficit budgétaire fédéral – ainsi que les victoires centrales pour la droite religieuse enregistrées avec la nomination de dizaines de juges fédéraux conservateurs ont donc été répétées scrupuleusement.

Alors qu’il a construit sa brève carrière politique sur sa capacité à s’adapter à ses publics et à électriser ses fidèles par des digressions et des transgressions, la somme de ces promesses tenues a été assénée sur un ton où l’application le disputait à la monotonie. Elle n’en a pas moins constitué le socle de la seconde partie du discours, centré sur la dénonciation du péril incarné par le candidat démocrate.

Biden, le « cheval de Troie du socialisme »

Une semaine plus tôt, Joe Biden avait éreinté le président sortant en s’abstenant de le mentionner par son nom. Donald Trump a prononcé le sien plus de quarante fois, répétant les formules employées tout au long de la convention républicaine, notamment celle qui présente l’ancien vice-président de Barack Obama comme le « cheval de Troie du socialisme ». Une vision sombre selon laquelle « personne ne sera en sécurité dans l’Amérique de Biden ». « Cette élection décidera si nous défendrons le mode de vie américain, ou si nous permettons à un mouvement radical de le démanteler complètement et de le détruire », a encore assuré Donald Trump jeudi.

Comme de coutume, le président a revendiqué l’exclusivité absolue de réformes renvoyant en fait à l’administration précédente, comme celle concernant les anciens combattants. A l’unisson des orateurs qui se sont succédé pendant quatre jours, il a prêté à son adversaire des projets qu’il ne défend pas, comme la diminution des budgets des services de police, l’ouverture totale des frontières à l’immigration, ou encore la destruction du « mur » qu’il construit à la frontière avec le Mexique.

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