Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand se résout à participer au congrès de LR pour « rassembler sa famille politique » – Le Monde

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Xavier Bertrand sur le plateau télé de TF1, à Paris, le 11 octobre 2021.

Jusqu’au bout, ils auront retenu leur souffle, attendant la décision de Xavier Bertrand, le patron de la région Hauts-de-France et candidat à la candidature pour le scrutin présidentiel à droite. Allait-il se présenter au congrès de désignation organisé par le parti Les Républicains (LR) le 4 décembre, avec le risque de perdre face à Michel Barnier ou Valérie Pécresse, ses concurrents les plus sérieux ? Ou alors choisir plutôt d’y aller tout seul en dehors de toute procédure partisane ?

La rumeur a enflé, toute la journée de lundi 11 octobre, autour d’une potentielle intervention de l’intéressé sur le plateau d’un journal télévisé dont nul à droite ne savait si elle aurait lieu ou pas jusqu’à confirmation en milieu d’après-midi d’un passage sur TF1. Signe, s’il en fallait encore un autre, de la confusion qui règne en ce moment à droite. La fumée blanche est finalement sortie lundi soir des studios de la première chaîne après un entretien éclair de quatre minutes et trente secondes : « Je participerai à ce congrès », a-t-il immédiatement répondu au présentateur Gilles Bouleau qui lui posait la question.

Lui qui avait refusé le concept de primaire pendant des mois a salué, lundi, les militants qui ont « dit non à la primaire car ils ne veulent pas d’affrontement ». Pour l’ancien ministre du travail, le choix du congrès est « la condition de la victoire ». Et de reconnaître : « La solution de facilité aurait été de faire cavalier seul, je veux rassembler l’ensemble des Français, il faut que je commence par ma famille politique. »

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Xavier Bertrand a ainsi détrompé ceux qui, nombreux même au plus haut de la hiérarchie du parti, ont craint, jusqu’à la dernière minute, l’annonce d’une aventure solitaire. Et donc d’une candidature parallèle à celle officielle, issue du congrès.

Soulagement

Un tel scénario, répétaient les uns et les autres, sonnerait l’échec assuré de la droite à la présidentielle : grignotée sur trois fronts, entre Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Eric Zemmour, la formation n’aurait eu aucune chance de survivre à une double candidature. L’inquiétude était aussi palpable dans les rangs des soutiens de Xavier Bertrand où jusqu’à la dernière seconde, « personne ne pouvait dire vers où il pencherait », souffle un proche. C’est qu’avec cinq, voire six candidats, certains trouvaient que la désignation en congrès ressemblait de plus en plus à une primaire… fermée. Outre Valérie Pécresse et Michel Barnier, il faut en effet compter avec le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, le maire de la Garenne-Colombes, Philippe Juvin, mais aussi l’entrepreneur Denis Payre. Une situation que l’élu septentrional voulait éviter à tout prix.

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