Présidentielle 2022 : « Il faut organiser une primaire » de la gauche, lance Anne Hidalgo sur TF1 – 20 Minutes

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Les plaques tectoniques continuent de bouger, à quatre mois du premier tour de l’élection présidentielle. La candidate socialiste Anne Hidalgo a lancé ce mercredi dans le « 20 Heures » de TF1 un appel à l’ensemble de la gauche. « Il faut organiser une primaire » de la gauche, a-t-elle déclaré.

« Organisons une primaire de la gauche, que viennent participer à cette primaire les candidats qui veulent gouverner ensemble », a proposé la maire de Paris, à la peine dans les sondages, précisant qu’elle maintiendrait sa candidature si son appel n’était pas entendu.

« Cette gauche fracturée, qui désespère beaucoup de nos concitoyens doit se retrouver, se rassembler pour gouverner », a estimé la candidate, qui n’était pourtant pas du tout favorable à une primaire au sein du PS il y a quelques mois. Alors que l’ensemble de la gauche plafonne à moins de 25 % des intentions de vote, elle a estimé que de « très nombreux citoyens » voudraient y participer, « parce qu’ils souhaitent retrouver l’espoir ».

« J’ai pris acte de cette situation. Je sais que si nous ne faisons pas ce rassemblement il n’y aura pas de possibilité pour cette gauche de continuer à exister dans notre pays », a-t-elle poursuivi, expliquant que pour sa part, elle portera « la vision d’une femme de gauche, social-démocrate, écologiste et qui a l’expérience de la gestion et du rassemblement ». A l’issue de cette primaire, « il faudra bien sûr faire campagne pour celui ou celle qui sera désignée, et je me conformerai à cette règle-là », a-t-elle expliqué.

Refus net des insoumis et des communistes

En réaction, le député LFI Eric Coquerel a considéré, que la maire de Paris proposait « la méthode qui a perdu en 2017 » lorsque Benoît Hamon avait remporté la primaire PS pour échouer à 6 % des voix au premier tour de la présidentielle. « Elle est dans une situation qui l’oblige à éviter ce que lui promettent les sondages », a ajouté M. Coquerel, jugeant que s’il « y a une exigence d’une union la plus large possible, elle ne peut pas être artificielle, comme si on avait simplement affaire à plusieurs têtes de gondole qui proposeraient le même contenu ».

Refus net aussi chez le candidat communiste Fabien Roussel. « Une primaire permet seulement de régler un problème de casting, or le problème de la gauche aujourd’hui c’est qu’elle ne parle plus aux classes populaires. Fabien Roussel est candidat et le restera », a assuré son entourage.

Le scepticisme de François Hollande

Au sein même du PS, certains n’y croient guère. A commencer par l’ancien président François Hollande qui a jugé sur BFMTV qu’« une candidature d’union n’a de sens que si tous les candidats partagent les mêmes propositions. Or on sait que ce n’est pas le cas ». Mais Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, a salué « le choix courageux d’une femme d’Etat qui a le sens de la gravité du moment et de l’immense responsabilité de celles et ceux qui portent le projet d’une république écologique et sociale ».

Arnaud Montebourg, lui aussi au plus bas dans les intentions de vote, avait fait un peu plus tôt mercredi un appel similaire à se rassembler, en « offrant » sa candidature « à un projet commun ».

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