Présidentielle 2022 : en Grèce, Valérie Pécresse affiche sa fermeté sur les questions régaliennes – Le Monde

La candidate LR Valérie Pécresse (au centre), accompagnée d’Eric Ciotti, Nadine Morano et Michel Barnier, à Athènes, le 14 janvier 2022.

Le soleil ne va pas tarder à se coucher sur l’Acropole, il faut accélérer. Nullement gênée par ses talons, alors que la roche est glissante, Valérie Pécresse monte quatre à quatre la colline des Muses, vendredi 14 janvier. Au début du quinquennat, Emmanuel Macron avait tenu un discours de refondation de l’Europe sur la colline voisine de la Pnyx. La candidate du parti Les Républicains (LR) dédaigne la route qui y mène, emprunte un petit chemin escarpé qui bifurque sur la gauche, et monte plus haut, toujours plus vite, semant au passage une partie de sa délégation, essoufflée.

Arrivée en haut, elle contemple le Parthénon enveloppé de la douce lumière du soir. Et prend la pose aux côtés de ses deux « Mousquetaires », le député (LR) des Alpes-Maritimes Eric Ciotti et l’ancien commissaire européen Michel Barnier, qui l’accompagnent dans ce déplacement en Grèce, du 14 au 16 janvier.

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Le premier, vêtu d’un long manteau noir, ne quitte pas la candidate d’une semelle, sorte de « prince consort » de la campagne depuis que les deux finalistes du congrès LR sont apparus côte à côte au balcon de la mairie de Saint-Martin-Vésubie, au lendemain de la victoire de Valérie Pécresse. Quant au second, chargé du volet international du projet présidentiel, il est réquisitionné par la députée européenne Nadine Morano qui veut sa photo devant le Parthénon, comme dans ses « cours d’histoire-géo ».

Un peu plus tôt, devant le théâtre Herodion, au pied de l’Acropole, Valérie Pécresse expliquait les raisons de sa venue en Grèce, berceau de la démocratie, « pays qui a [tant] apporté à l’Europe » sur les plans philosophique, culturel et politique. « L’enjeu c’est de revenir au berceau de la civilisation européenne, lançait-elle, insistant sur l’importance d’avoir « des racines et des ailes » : « on ne sait pas où l’on va si on ne sait pas d’où l’on vient ».

Evoquer l’immigration et la question des frontières de l’UE

La candidate LR a également vanté les réformes drastiques mises en œuvre par la Grèce dans la foulée de la crise de la dette, jugeant que celles-ci avaient porté leurs fruits. Alors que la présidente de la région Ile-de-France reproche à Emmanuel Macron un réformisme de pacotille, elle a loué un « pays résilient » et « courageux », qui a pris « à bras-le-corps ses difficultés ».

« Un voyage symbolique, glisse le très droitier Eric Ciotti, en descendant la colline des Muses. Comme le déplacement en Arménie [fin décembre 2021], il montre l’attachement de Valérie Pécresse à notre civilisation, à ce que nous sommes et voulons rester ! »

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