“Prenez vos responsabilités”: la mère de l’adolescente tuée à Ivry-sur-Seine interpelle les parents du… – BFMTV

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Trois jours après les faits, la mère de la jeune fille de 17 ans poignardée par un adolescent de 14 ans à Ivry-sur-Seine témoigne. Au micro de BFMTV, elle se souvient des derniers moments partagés avec sa fille, et en appelle à la responsabilité des parents du jeune homme mis en cause.

La mère de Marjorie, la jeune fille de 17 ans tuée vendredi d’un coup de couteau dans le thorax à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), en appelle à la responsabilité des parents du principal suspect. Un adolescent de 14 ans a été interpellé vendredi soir puis mis en examen dimanche, soupçonné d’avoir porté les coups fatals à la victime.

“Prenez vos responsabilités. C’est à nous de faire l’éducation de nos enfants”, lance Odile Gentil au micro de BFMTV. “On dirait qu’aujourd’hui, certains parents, on dirait qu’ils baissent les bras. C’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à comprendre. J’ai 5 enfants, mais (…) j’ai toujours essayé de leur inculquer des valeurs strictes: les études d’abord. J’étais très à cheval sur ça, je voulais que chacun de mes enfants sorte de son parcours scolaire avec un diplôme, avec quelque chose. Je me suis toujours battue pour ça: l’éducation et le respect”.

“Je ne comprends pas”

La mère de la victime déplore le fait que le jeune homme ait été en possession d’une arme et en ait fait usage contre sa fille de 17 ans. “On a tous des soucis, des différends, on n’est pas obligé d’aimer untel…”, soupire cette mère de famille. “Mais de là à se munir d’une arme pour tuer volontairement, je dis non”.

“C’est ça que je condamne, c’est l’acte que je condamne”, poursuit-elle. “Le fait (qu’il) avait une arme, qu’il est allé chez lui chercher une arme. On peut régler les problèmes avec la parole. Bien entendu, les jeunes ont tendance à vouloir se battre, c’est aussi des choses que je condamne. Mais de là à utiliser les armes, là non. Tuer des gens volontairement, gratuitement: je ne comprends pas”.

Odile Gentil se souvient aussi avec émotion des derniers instants où elle a furtivement vu sa fille devant chez eux. “Elle nous a laissé seulement avec des souvenirs. Comme ce fameux jour où je l’ai croisée juste en bas de chez moi car j’avais un rendez-vous pour aller faire une IRM. Et j’étais dans mes pensées. Elle m’a dit: ‘tu vas où ma vieille?’. C’est comme ça qu’elle m’appelait pour me taquiner”. “J’ai dû lui dire au moins quatre fois ‘viens avec moi’, mais elle m’a dit ‘non, non maman (…) je monte à la maison”.

“Quand je suis arrivée, elle était allongée par terre”

“Ensuite, plus rien jusqu’au moment où on m’a appelée pour me dire qu’il y avait un souci avec elle. Quand je suis arrivée sur les lieux, elle était allongée par terre avec les pompiers qui essayaient de la réanimer, mais ils n’ont pas réussi…”

Après avoir été interpellé au domicile de sa mère à Massy (Essonne) vendredi soir, l’adolescent a été placé dimanche soir en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, selon le parquet de Créteil en charge de l’enquête, confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.

Selon des témoignages recueillis par l’AFP, le suspect “avait créé un groupe Snapchat le matin même” au sujet de la petite sœur de l’adolescente. “Marjorie n’a pas apprécié qu’on parle mal de sa petite sœur. Elle est venue en bas de la tour”, où vit le père du suspect, et l'”a frappé”. L’adolescent, “un peu la star de la cité”, selon des jeunes filles interrogées, serait alors remonté chez lui pour s’emparer d’un couteau, avec lequel il aurait poignardé Marjorie au niveau de la poitrine.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV

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