Pouvoir d’achat. Chèque alimentaire, primes… Ce que prévoit le gouvernement pour aider les ménages – Ouest-France

Distillées depuis plusieurs semaines, les prochaines mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation doivent être entérinées dans deux textes de loi, dont une loi de finances rectificative.

Voici un tour d’horizon de ce que prévoit le gouvernement.

Remise carburant, bouclier tarifaire et prime transport

Le gouvernement a décidé de prolonger au moins jusqu’à fin août la remise carburant de 18 centimes (en métropole continentale), instaurée depuis le 1er avril. Quelque 3 milliards d’euros étaient budgétés pour la période d’avril à juin, qu’il faudra donc compléter dans la loi de finances rectificative.

En septembre ou octobre, un dispositif plus ciblé sur les « gros rouleurs » doit prendre le relais.

Par ailleurs, la prolongation jusqu’à la fin de l’année du « bouclier tarifaire » (plafonnement des prix de l’électricité et du gaz) est actée, pour un coût évalué à plus de 14 milliards d’euros sur l’année 2022, selon une estimation de Bercy en mars dernier. Un montant qui peut évoluer en fonction des variations du cours du gaz.

Enfin, le plafond de la prime de transport individuel défiscalisée que l’employeur peut verser au salarié passera de 200 à 400 euros pour 2022 et 2023, et sera cumulable avec la prise en charge obligatoire de 50 % de l’abonnement aux transports en commun.

Retraites de base et prestations sociales

Les pensions de retraite et d’invalidité des régimes de base vont être revalorisées de 4 % à compter du 1er juillet. Cette hausse, cumulée à celle d’un peu plus de 1 % intervenue en janvier, se rapproche du niveau de l’inflation, qui a atteint 5,2 % en mai.

Les prestations familiales et minima sociaux, à savoir le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) vont également être revalorisés de 4 %, selon une partie du projet de loi pouvoir d’achat consulté par l’AFP.

Certaines de ces prestations sociales avaient déjà été augmentées de 1,8 % en avril.

Selon Les Echos, ces revalorisations coûteraient 8 milliards d’euros jusqu’à avril 2023.

Point d’indice

Les fonctionnaires connaîtront mardi 28 juin le niveau de l’augmentation de la valeur du point d’indice qui sert de base à leur rémunération.

Les syndicats de la fonction publique demandent entre 3 % pour la CFDT et 25 % pour FO. Une hausse de 1 % coûterait 2 milliards d’euros par an à l’État et aux collectivités, selon le gouvernement.

Prime Macron

Le plafond de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat défiscalisée et désocialisée, dite prime Macron, sera triplé. Les entreprises pourront donc verser jusqu’à 3 000 euros à leurs salariés, et même jusqu’à 6 000 euros pour celles ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation.

Mais le niveau moyen versé par salarié n’était en 2021 que de 506 euros, contre 1 000 autorisés, selon le ministère des Comptes publics.

Baisse de cotisations pour les indépendants

Une baisse des cotisations des travailleurs indépendants est également prévue. Cette mesure, qui vise à plus d’équité entre les cotisations des salariés et des indépendants, doit permettre à ces derniers de gagner 550 euros par an au niveau du Smic.

« Bouclier loyers »

L’indice de référence des loyers va augmenter de 3,5 % en juillet puis rester bloqué à ce niveau pendant un an, une mesure présentée par le gouvernement comme un compromis entre les intérêts des locataires et des propriétaires.

Les aides personnalisées au logement (APL) seront également revalorisées de 3,5 %.

Redevance supprimée

La suppression de la redevance audiovisuelle sera finalement effective dès l’automne prochain, avec un gain pour les ménages de 138 euros, soit un manque à gagner de plus de 3 milliards d’euros que l’État promet de compenser auprès des diffuseurs publics.

Aides pour les étudiants

La Première ministre Élisabeth Borne a demandé à son gouvernement de plancher sur des mesures à destination des étudiants. Une prolongation du ticket-restaurant universitaire à 1 euro est dans les tuyaux.

Chèque alimentaire

Selon le quotidien Les Echos, un chèque alimentaire de 100 euros, plus 50 euros par enfant à charge, devrait être versé à 9 millions de foyers, pour un coût global d’un milliard d’euros. Seraient concernés les allocataires du RSA, de l’AAH, du minimum vieillesse et des APL.

En 2020, pendant la crise du Covid-19, une prime analogue de 150 euros par adulte et 100 euros par enfant avait concerné un peu plus de 4 millions de foyers.

Pouvoir d’achat. Chèque alimentaire, primes… Ce que prévoit le gouvernement pour aider les ménages

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