Pourquoi les emojis pourraient être encore plus inclusifs à l’avenir

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Le constat est sans appel. Depuis un an, la pandémie et les contraintes de distanciation sociale ont accru l’utilisation des services de messageries instantanées. Des échanges professionnels, aux relations familiales ou amicales, nous sommes de plus en plus amenés à nous exprimer par écrit. Dans ce contexte, l’absence d’éléments de communication non-verbale rend l’utilisation des emojis plus que nécessaire pour se faire comprendre.

Depuis plusieurs années, ces émoticônes sont devenus de plus en plus inclusifs afin de prendre en compte la diversité des situations. Les progrès sont indéniables sur le sujet mais cela ne semble pas encore suffisant si l’on en croit les résultats d’une enquête menée par Adobe. Un sondage a donc permis d’interroger 7000 personnes venues de sept pays : France, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Australie et Corée du Sud.

Les utilisateurs les plus jeunes sont les plus impliqués sur ce sujet

Un constat s’impose d’emblée, 83 % des répondants estiment qu’une représentation encore plus inclusive est nécessaire pour les émoticônes. On note aussi que seulement la moitié des utilisateurs estime que leur identité est correctement reflétée dans la collection actuelle d’émojis.

C’est notamment le cas des personnes souffrant d’un handicap qui ne sont que 37 % à se reconnaître dans les options actuellement disponibles. Ils suggèrent notamment le déploiement d’objets d’aide qu’ils utilisent tels que des fauteuils roulant, une canne, ou encore des prothèses auditives. Cette idée ne fait toutefois pas l’unanimité et certains des répondants jugent que réduire leur handicap à un objet risque de diminuer leur capacité à s’exprimer de manière authentique.

Des efforts pourraient aussi être entrepris pour une personnalisation des emojis encore plus poussée. Outre la couleur peau que l’on peut déjà modifier, des internautes demandent en effet la possibilité de choisir la coiffure, la couleur des cheveux, les types de corps, ou encore la couleur des yeux.

Ce sont les utilisateurs les plus jeunes, de la génération Z (nés entre 1997 et 2010 Ndlr) et des millenials, qui se montrent les plus exigeants à ce sujet. 77 et 75 % d’entre eux estiment en effet que des émoticônes plus inclusifs peuvent contribuer à faire évoluer de manière positive les discussions sur les problèmes de société.

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