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Pourquoi les allergies aux pollens sont-elles si fortes cette année? – BFMTV

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Nez bouché, éternuements, yeux irrités… La saison des allergies aux pollens est de retour. Et cette année, elles frappent fort. Selon le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) le risque d’allergies sera “très élevé sur tout le territoire ces prochains jours pour les pollens de graminées”, provenant de la pelouse, des mauvaises herbes et de “toutes les plantes qui sont installées en bordure de route et dans les champs”, énumère Samuel Monnier, ingénieur au RNSA, interrogé par BFMTV.com.

Augmentation de la concentration des pollens

“Chaque année on retrouve ce pic d’allergies très élevé à la fin mai, début juin. Mais ce qui est nouveau, c’est que la période de floraison a commencé plus tôt que les années précédentes, avec notamment les bouleaux et les chênes, mais aussi les graminées”, nous précise-t-il. 

Conséquence: la période de pollinisation, et donc d’allergie, est plus étendue. “Tout cela est lié aux conditions météorologiques qui ont été très bonnes, très tôt, cette année. Et on a également eu un hiver clément”, note Samuel Monnier.

Par ailleurs, cette année, les allergies semblent plus fortes que d’habitude. Selon Samuel Monnier, cela peut s’expliquer par une augmentation des concentrations de pollens.

Augmentation de la concentration des pollens

“Par exemple, en 30 ans, on a pu observer que le bouleau, qui est très allergisant, avait augmenté sa concentration de plus de 20%”, souligne-t-il.

Si l’on en croit l’allergologue Laurence Trebuchon, il va falloir s’y habituer car “à cause du réchauffement climatique, les pollens de graminées vont être en plus grande quantité dans l’air et la saison va être plus longue. L’année dernière, on a vu une réapparition des graminées fin août et début septembre, une chose qu’on ne voyait pas avant”, prévient-elle sur BFMTV.

Pour atténuer les désagréments liés aux allergies, le pharmacien Frédéric Rouvière conseille de bien suivre les traitements à base d’antihistaminiques, et “s’il y a des symptômes ophtalmiques, on peut ajouter un anti-allergie ophtalmique et faire un lavage de nez pour enlever les pollens responsables de l’allergie”.

L’ingénieur au RNSA conseille quant à lui de “bien se rincer les cheveux, ne pas faire sécher ses vêtements en extérieur, aérer son domicile le matin et le soir, quand les pollens ne sont pas encore trop présents dans l’air, et ne pas ouvrir ses fenêtres de voiture!” Il prévoit une diminution du risque d’allergies “dans une ou deux semaines”. 

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