Pour son second modèle de casque pour les pros, le français Orosound devient sage

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Pour son second modèle de casque pour les pros, le français Orosound devient sage

Avec son nouveau Tilde Pro, la société française propose un casque équipé d’une technologie anti-bruit sélectif au design et à l’ergonomie de micro casque d’entreprise. La promesse anti-bruit du premier modèle est toujours là : un algorithme de traitement du signal qui différencie la voix du bruit. De quoi “préserver une bonne concentration, et une communication limpide en face-à-face ou au téléphone, quel que soit le bruit environnant” assure Orosound. Et la nouveauté de ce casque est la réduction active de bruit réglable (jusqu’à -30 décibels). Soit le cheval de bataille d’Orosound.

“Je suis parti de chez Parrot avec mes idées” explique le fondateur, Pierre Guiu, “et en premier lieu qu’il fallait aller plus loin sur l’annulation du bruit, et séparer les sons avant d’appliquer une couche d’annulation du bruit”.

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Ingénieur de formation, il travaille 5 ans pour une startup en Nouvelle-Zélande sur des casques destinés aux passagers des avions. Il est chez Parrot en 2010, travaillant sur les problématiques de casques audio.

“Parrot est une entreprise incomparable dans le monde de l’électronique grand public, avec 2/3 des effectifs qui sont des ingénieurs” explique Pierre Guiu. “Ils sont drivé par l’innovation technologique, mais connaissent des difficultés de croissance”. Il quitte Parrot pour fonder sa propre entreprise, persuadé que si l’entreprise française “avait bonne technologie” elle n’avait pas en revanche “la connaissance marché du casque audio”.

Le projet débute fin 2014, Orosound est créé en 2015 en partenariat avec l’ex responsable de l’équipe oreillette de Parrot, Eric Benhaim. Aujourd’hui, la jeune société est rentable et s’autofinance.

“Avec la technologie de séparation de la voix, on s’est dit que l’on pourrait attaquer le marché des appareils de surdité. Mais c’était un marché trop règlementé, avec des barrières à l’entrée trop fortes. Donc nous avons misé sur les casques pour les professionnels, parce que quiconque travaille dans un bureau partagé a besoin concentration et de communication”.

Le premier casque de l’entreprise est commercialisé en 2018. Un casque à l’ergonomie particulière. “Nous voulions être différenciant pour entrer sur le marché. Et puis nous avions un prisme très asiatique sur le marché de l’audio. Là bas le facteur de forme tour de cou est très commun”.

Le premier casque de Orosound.

Avec le Tilde Pro, Orosound revient à un design plus sage, mais assez innovant. Preuve en est le micro aimanté détachable du casque. Mais côté prix, on reste sur du haut de gamme, 319€ HT. “On n’ira pas sur le marché des Jabra et des Polycom, on accompagne les clients sur une utilisation haut de gamme” assure Pierre Guiu.

Orosound mise aussi sur des services, tels que un outil de suivi du volume sonore, à destination des RH. “En centre d’appel, un tiers des personnels ont des problèmes d’audition. Personne ne suit les normes. Nous voulons que nos outils deviennent des moyens de suivi et de prévention. Je pense que la pénibilité produite par le bruit est un critère de responsabilité sociale de l’entreprise” dit le fondateur.

Autre piste de développement, la fourniture de sa technologie sous licence à d’autres fabricants de casque.

Orosound se targue de vendre des produits français. Français ? “Nous fabriquons en Bretagne et en Normandie” assure Pierre Guiu. “Les couts de production sont plus élevés, la chaîne logistique est plus longue. Après certains composants viennent de l’étranger, en particulier un d’entre eux qui n’est fabriqué qu’aux Philippines”. Orosoud mentionne pour étiqueter ses produits comme “français” s’appuyer sur le code douanier, qui mentionne que pour ce faire 45 % de la valeur du produit doit être produite en France.

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