Pour la génération Z, le low code est surtout une question de culture d’entreprise

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Pour la génération Z, le low code est surtout une question de culture d'entreprise

Image : ServiceNow.

Madison DaValle, 21 ans, comprend la valeur du développement d’applications : au lycée, elle a gagné un financement dans le cadre d’un concours de type Shark Tank pour créer une application de babysitting.

Et pourtant, elle ne code pas. En fait, pour créer son application de babysitting, elle a dû embaucher un développeur. En tant qu’étudiante de deuxième année à l’université du Wisconsin-Madison, spécialisée dans la communication stratégique, le développement d’une application ne lui semblait pas être dans ses cordes.

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« Donner aux gens les moyens de résoudre leurs propres problèmes »

« Je ne pensais pas pouvoir le faire, à moins de prendre des cours de code, de changer de spécialité, ou quelque chose comme ça », raconte-t-elle à ZDNet.

Pourtant, en tant que stagiaire en communication globale chez ServiceNow l’été dernier, Madison DaValle a utilisé les outils low code de l’entreprise pour créer une toute nouvelle application commerciale, automatisant le processus quelque peu fastidieux et chronophage de validation des communiqués de presse. Elle a créé l’application dans le cadre du programme Citizen Developer de ServiceNow, en utilisant son App Engine Studio.

L’expérience de Madison DaValle reflète ce que ServiceNow constate sur le marché, selon Marcus Torres, directeur général d’IntegrationHub et vice-président des produits de plateforme de ServiceNow : « ce que les entreprises essaient vraiment de faire, c’est de donner aux gens les moyens de résoudre leurs propres problèmes ».

75 % des ateliers de développement pourraient utiliser des plateformes low code d’ici la fin de l’année

Les outils low code et no code sont déjà populaires dans toute une série de secteurs. D’ici la fin de l’année, Forrester Research prédit que 75 % des ateliers de développement utiliseront des plateformes low code.

Et alors que Madison Davalle et ses pairs de la génération Z entrent sur le marché du travail, ces plateformes leur donnent l’occasion de tirer parti de leur connaissance approfondie des outils numériques. « Pour celles et ceux qui ont grandi avec la technologie… la possibilité de devenir eux-même des créateurs est incroyable », souligne Marcus Torres.

Certes, les outils low code ne sont pas prêts de résoudre les problèmes de personnel qui affligent l’industrie technologique. S’ils peuvent contribuer à accélérer la production d’applications, ils ne peuvent pas servir de substitut aux développeurs professionnels. Par ailleurs, certaines enquêtes montrent que les jeunes travailleurs sont plus préoccupés par la culture du lieu de travail et la flexibilité que par les outils dont ils disposent.

Le low code complète une culture d’entreprise qui soutient et reconnaît la croissance professionnelle

L’expérience de Madison DaValle suggère toutefois que le low code complète une culture d’entreprise qui soutient et reconnaît la croissance professionnelle. « Avec beaucoup de personnes de mon âge, quand nous parlons de l’endroit où nous voulons travailler, honnêtement, ce n’est pas tant ce que l’entreprise fait techniquement », dit-elle. « Il s’agit plutôt de savoir quelle est leur culture. Est-il facile de s’entendre avec les personnes avec lesquelles vous travaillez ? Votre emploi du temps est-il flexible ? ServiceNow a été formidable pour [offrir de la flexibilité pendant la pandémie]. Et ils vous permettent de vraiment mener des projets. Ils traitent leurs stagiaires comme des membres réels et précieux de leur équipe. »

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Image : ServiceNow.

Madison DaValle a décidé de rejoindre le programme Citizen Developer de ServiceNow après avoir observé la lourdeur du processus pour les équipes de l’entreprise qui avaient des demandes de communiqués de presse : les employés devaient remplir un formulaire et l’envoyer à un responsable des relations publiques pour examen et approbation. Cependant, de nombreuses équipes passaient beaucoup de temps à remplir le formulaire, pour apprendre ensuite que leur projet n’était pas assez intéressant pour un communiqué de presse. D’autres équipes envoyaient simplement leurs formulaires à la mauvaise personne, ce qui retardait le processus.

« J’ai vraiment vu une opportunité d’utiliser le low code pour créer une application qui acheminerait mieux ces demandes de communiqués de presse et permettrait à l’équipe de relations publiques de les filtrer de manière appropriée », explique Madison DaValle.

Trois semaines pour construire une application

Pour utiliser App Engine Studio, elle a suivi une formation de six heures qui aborde les bases du développement low code. Au total, la construction de l’application lui a pris environ trois semaines, dit-elle. Elle a pu la terminer, sans sacrifier le temps consacré à d’autres priorités professionnelles.

Selon Marcus Torres, des centaines d’employés de ServiceNow ont rejoint le programme Citizen Developer de l’entreprise. Le programme a mis en place des pratiques exemplaires pour éviter que le programme ne donne lieu à une surabondance d’applications qui ne répondent pas aux normes professionnelles ou aux besoins de l’entreprise. Par exemple, il propose des “examens par les pairs” des applications en cours de développement, ainsi que des “heures de bureau” pour les développeurs citoyens qui ont besoin d’une aide supplémentaire. Avant qu’une application ne soit publiée, une équipe la teste et s’assure qu’elle est en phase avec l’entreprise.

ServiceNow prévoit de produire ces “garde-fous”, affirme Marcus Torres, en ajoutant d’autres étapes que les clients d’App Engine ont développées pour soutenir les développeurs citoyens.

« Nous aurons un programme de citizen developer prêt à l’emploi, basé sur toutes les meilleures pratiques que nous avons apprises en tant qu’entreprise, mais aussi dont nos clients nous ont parlé », indique-t-il. Les règles que nous avons mises en place ont permis aux gens de continuer à développer et à innover. Parfois, ils peuvent se heurter à un garde-fou, mais cela les maintient sur la bonne voie. »

Source : ZDNet.com

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