Pour la Commission européenne, les réseaux sociaux doivent être mieux encadrés

Spread the love

« Tout comme le 11-Septembre a marqué un changement de paradigme pour la sécurité mondiale, 20 ans plus tard, nous assistons à un avant et un après concernant le rôle des plateformes numériques dans notre démocratie ». Dans une tribune publiée sur le site Politico, le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, est revenu sur les événements du 6 janvier dernier à Washington.

De fait, depuis ce jour, la politique de modération des géants du web s’est considérablement durcie. La manifestation la plus évidente de ce changement est la suppression des comptes de Donald Trump sur Facebook, Instagram et Twitter. Si certains saluent ce nouveau paradigme, voire le trouvent trop tardif, d’autres s’inquiètent.

L’UE a des pistes pour améliorer la modération

C’est le cas de Prabhat Agarwal qui dirige l’équipe chargé de la réglementation des plateformes en ligne et du commerce électronique au sein de la Commission européenne. Dans un discours adressé aux eurodéputés, il a expliqué : « Il n’est plus acceptable à notre avis que les plateformes prennent seules certaines décisions clés sans aucune supervision, sans aucune responsabilité, et sans aucune sorte de dialogue ou de transparence pour le type de décisions qu’elles prennent ».

Un constat partagé par la députée européenne écologiste Kim van Sparrentak. Citée par Euractiv, elle précise : «Pendant des années, ces compagnies ont profité de la diffusion à grande échelle de la désinformation et de la haine, conduisant à l’attaque du Capitole… Nous devons prendre le pouvoir sur notre liberté d’expression des mains d’entreprises privées et la remettre entre les mains. d’institutions démocratiques ».

C’est justement là dessus que compte travailler l’Union européenne dans les mois à venir. En décembre dernier, la Commission a ainsi présenté un paquet législatif visant à mieux réguler les géants de la Tech. Une des directives nommée Digital Services Act vise à améliorer la modération des contenus illégaux.

Les grands réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Snapchat ou TikTok devront coopérer avec les services de polices, ou les organisations en charge de la lutte contre la pédopornographie. La transparence devra être de mise au niveau de la modération et tout retrait de contenu sera notifié à son auteur qui pourra contester la décision. Enfin, chaque État mettra en place une autorité nationale qui supervisera les plateformes. Elles se réuniront ensuite dans un conseil permanent au sein de l’UE qui veillera à l’application des règles en vigueur.

Leave a Reply