Pour justifier le système fermé d’iOS, Tim Cook évoque la protection des utilisateurs

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Apple est régulièrement accusé par d’autres entreprises d’utiliser le règlement de l’App Store, ainsi que sa « taxe » de 30 % sur les transactions des utilisateurs des applications mobiles, afin de désavantager les développeurs tiers au profit de ses propres services. Parmi les entreprises en conflit avec Apple sur ce sujet, il y a Spotify, mais également Epic, le développeur de Fortnite.

Si le Play Store de Google a aussi des règles similaires à celles de l’App Store, il y a une différence fondamentale entre les systèmes d’exploitation iOS et Android. Alors que sur Android, les utilisateurs peuvent installer des applications qui ne sont pas sur le Play Store (via un fichier .apk), Apple verrouille iOS, sur lequel l’App Store est l’unique moyen d’installer des applications. En d’autres termes, si une app ne respecte pas les règles de l’App Store, il est impossible pour les utilisateurs d’utiliser celle-ci sur un iPhone (sauf s’il y a une version web, avec une expérience qui peut être dégradée par rapport à une app native).

Actuellement, certains acteurs militent pour qu’Apple permette enfin à ses utilisateurs d’installer des applications hors App Store, comme sur Android. Mais pour le moment, la firme de Cupertino campe sur sa position.

Et récemment, lors d’une interview avec le New York Times (via BGR), Tim Cook a une fois de plus défendu le système fermé d’Apple. Il évoque notamment la protection des utilisateurs.

Lorsque la journaliste du NYT lui a demandé pourquoi Apple ne permet pas aux développeurs de mettre en place leurs propres systèmes de transaction (au lieu de passer par le système d’Apple qui prélève une part de 30 %), Tim Cook a expliqué que quelqu’un doit contrôler les apps. Pour lui, c’est grâce à ce système que les utilisateurs ont confiance et font des achats et que, par ailleurs, c’est ce que les utilisateurs veulent.

Tim Cook a également expliqué pourquoi, contrairement à Android, iOS ne permet pas d’installer des apps provenant de sources tierces. D’après lui, si cette fonctionnalité existait sur iOS, cela compromettrait le modèle d’Apple en matière de sécurité et de protection de la vie privée. D’après lui, sans le contrôle de l’App Store, l’écosystème serait en désordre.

Apple continue de défendre son modèle, mais a également fait des concessions

Pour défendre le modèle de l’App Store, Apple évoque l’impact économique de cette boutique chez les développeurs. Au mois de mars, la firme de Cupertino avait publié quelques données.

D’après celles-ci, les développeurs d’apps iOS ont continué à prospérer en 2020 malgré la crise sanitaire. Et désormais, l’App Store soutiendrait plus de 250 000 emplois dans l’Hexagone, ce qui correspond à une hausse annuelle de 6 %. D’autre part, à ce jour, les développeurs d’apps iOS auraient généré un total de 2 milliards d’euros.

Mais tout en défendant ce modèle, Apple a également fait des concessions. En 2020, la firme de Cupertino a annoncé un programme qui permet aux développeurs ne générant pas plus d’un million d’euros par an de bénéficier d’une commission réduite à 15 % au lieu des 30 %.

« Les petites entreprises sont l’épine dorsale de notre économie mondiale et le cœur battant de l’innovation et des opportunités dans les communautés du monde entier. Nous lançons ce programme pour aider les propriétaires de petites entreprises à écrire le prochain chapitre de la créativité et de la prospérité sur l’App Store, et pour créer le type d’applications de qualité que nos clients adorent », avait expliqué Tim Cook, le patron de la firme de Cupertino.

Par la suite, Google a annoncé une initiative similaire à celle d’Apple.

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