Port du masque dans les lieux publics fermés : les salles de sport pas concernées – Le Parisien

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L’inquiétude a saisi le secteur du fitness après l’interview télévisée d’Emmanuel Macron le 14 juillet. En rendant obligatoire le port du masque dans les « lieux publics clos » en France à partir du 1er août, le chef de l’Etat a plongé tous les responsables de salles de sport de l’Hexagone dans le doute. « On se pose beaucoup de questions, avoue Marie-Anne Teissier, cofondatrice du groupe Verona qui gère le réseau Neoness et Episod, soit 33 salles dans le pays. Va-t-on devoir imposer le masque dans nos salles et auprès de nos clients lors de la pratique? »

Une interrogation légitime d’autant que la terminologie utilisée par Emmanuel Macron – « les lieux publics clos » – reste floue. « Si cette mesure devait s’appliquer dans le cadre de la pratique sportive, ce serait compliqué », admet Marie-Anne Teissier soulignant « les risques d’hyperventilation lors des activités physiques intenses ». Pour le moment les protocoles de réouverture établis par la filière fitness en concertation avec les autorités sanitaires rendaient le masque de protection obligatoire dans les espaces de circulation ou encore dans les vestiaires. Le respect des distanciations physiques était également requis pour les cours collectifs. Mais une fois en cours ou sur les appareils de musculation, les clients pouvaient retirer les masques.

«Les masques incompatibles avec la pratique sportive»

La réponse du ministère des Sports devrait rassurer tout un secteur qui n’a rouvert qu’un mois après la fin du confinement. « Dans tous les décrets pris dans le cadre de la crise pandémique de Covid-19, le port du masque a toujours été jugé comme incompatible avec une activité sportive intense. Cela ne changera pas », indiquent les services de la ministre Roxana Maracineanu.

Les responsables de salles de gym vont donc attendre la sortie du décret instaurant le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos pour être définitivement rassurés. Selon la loi de sortie de l’Etat d’urgence sanitaire du 9 juillet, « le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la Santé, […] réglementer […] les conditions d’accès […] d’une ou de plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, à l’exception des locaux à usage d’habitation. »

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