Pont de Mirepoix : des investigations pour comprendre ce qu'il s'est passé MIREPOIX – L’effondrement du pont à Mirepoix-sur-Tarn a fait deux morts, selon un bilan définitif, mais les questions sont toujours nombreuses quant aux circonstances de l’accident.

14:15 – Le collègue de Damien Calvel a tenté de le prévenir

Selon les informations de la Dépêche du Midi, un autre camion de la même entreprise suivait le convoi de Damien Calvel, le patron de l’entreprise familiale Puits Julien Fondations. Interrogé par les forces de l’ordre, le collègue de Damien Calvel aurait remarqué la signalisation interdisant le passage du pont aux véhicules de plus de 19 tonnes et aurait tenté d’alerter son patron sur le danger, lui faisant des appels de phare. Impuissant, il a assisté à l’effondrement du pont et à l’engloutissement du camion et de la voiture. Damien Calvel connaissait pourtant les lieux, son entreprise étant basée à Bessières, en face de Mirepoix-sur-Tarn, et avait l’habitude de traverser le pont en question.

13:56 – Qui était Damien, le chauffeur du camion décédé ?

Hier soir, les sapeurs-pompiers et les gendarmes ont travaillé sans relâche jusqu’à 21h30, heure à laquelle ils sont parvenus à extirper de la cabine du camion le cadavre de son conducteur, Damien Calvel. D’après les informations de la Dépêche du Midi, il était un père de famille aimé et aimant, ayant repris la tête de l’entreprise familiale Puits Julien Fondations, à Bessières. Un homme passionné de rugby, qu’un de ses partenaires de jeu a décrit en ces termes : “Damien, c’est quelqu’un qui avait le cœur sur la main et qui travaillait dur pour sa famille, lâche un partenaire de jeu. On est tous sous le choc…”

12:56 – L’Etat va apporter son aide aux communes pour l’entretien des ponts

Emmanuelle Wargon, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique, a déclaré ce 19 novembre que l’Etat apporterait son aide aux communes afin de remettre en état les ponts qui en ont besoin, “au cas par cas”. Sur LCI, elle a rappelé que plusieurs enquêtes ont été ouvertes, au niveau technique et administratif, « qui permettr[ont] de savoir si on a un problème de structure sur ce pont et s’il faut surveiller différemment les ponts de ce type ou tous les ponts ». Emmanuelle Wargon attend de fait les conclusions du procureur de la République, rappelant toutefois que l’hypothèse mettant en cause le poids du camion, faisant plus du double du tonnage autorisé sur le pont, est également envisagée.

12:51 – Un pont proche de celui de Mirepoix-sur-Tarn avait déjà inquiété

Une procédure de contrôle au pont de Villemur, voisin de celui de Mirepoix-sur-Tarn, avait déjà conduit à d’importants travaux. Le pont avait du être consolidé en urgence, son accès avait même été fermé pendant des mois, le temps de le remettre parfaitement en état. Pour Jean-Marc Dumoulin, le président de la communauté de communes Val’Aïgo, certaines personnes, “pour raccourcir leur temps de trajet, ne respectent pas les consignes de sécurité. Et là, il semble que ce soit le cas”.

12:25 – Une catastrophe qui rappelle l’effondrement du viaduc de Gênes

Le 14 août 2018, l’effondrement du viaduc du Polcevera ou pont Morandini, à Gênes, avait causé la mort de 43 personnes et 16 blessés avaient été recensées. Suite à ce drame, les autorités françaises avaient procédé à un état des lieux de la sécurité des ponts en France, lesquels sont pour la plupart des ouvrages anciens. Un rapport indépendant avait établi qu’un tiers des 12000 ponts français nécessitaient des travaux en 2018.

12:11 – L’Etat va apporter son aide aux communes pour l’entretien des ponts

Emmanuelle Wargon, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique, a déclaré ce 19 novembre que l’Etat apporterait son aide aux communes afin de remettre en état les ponts qui en ont besoin, “au cas par cas”. Sur LCI, elle a rappelé que plusieurs enquêtes ont été ouvertes, au niveau technique et administratif, « qui permettr[ont] de savoir si on a un problème de structure sur ce pont et s’il faut surveiller différemment les ponts de ce type ou tous les ponts ». Emmanuelle Wargon attend de fait les conclusions du procureur de la République, rappelant toutefois que l’hypothèse mettant en cause le poids du camion, faisant plus du double du tonnage autorisé sur le pont, est également envisagée.

12:11 – Qui est Lisa Nicaise, l’adolescente victime de l’effondrement du pont ?

Agée de 15 ans, cette élève de première au lycée agricole de Bessières traversait ce 18 novembre le pont de Mirepoix-sur-Tarn pour se rendre en cours, conduite par sa mère, lorsque le pont s’est effondré. Tandis que sa mère a réussi à s’extirper du véhicule et a pu être sauvée par les secouristes, Lisa Nicaise n’a malheureusement pas pu être réanimée par les pompiers.

11:33 – Le témoignage de Céline, une habitante de Mirepoix-sur-Tarn

Céline est arrivée sur les lieux quelques minutes après que le pont se soit effondré, après avoir entendu une énorme déflagration. C’est elle qui a repéré une femme sur les berges de la rivière, criant “Ma fille ! Ma fille !” et s’agrippant tant bien que mal. Malheureusement, les bords du Tarn sont très escarpés, en particulière à cet endroit, et Céline n’était pas en mesure de descendre pour portée secours à cette femme. Elle avait réussi à s’extirper du véhicule dans lequel sa fille, Lisa, âgée de 15 ans, a trouvé la mort, suite à l’effondrement du pont. “Elle avait froid et semblait tétanisée, (…) on ne pouvait rien faire de plus que lui parler”, a raconté Céline. Rapidement, les secours sont arrivés, mais Céline a précisé qu'”ils ont eu du mal à l’extraire du Tarn”. “Il y a eu un élan de solidarité de tout le village. Avec nos petits moyens, on a essayé d’aider. Mais on n’avait pas grand chose sous la main”, a ajouté l’habitante de Mirepoix-sur-Tarn, qui aimerait bien savoir “comment va aujourd’hui cette dame”.

11:09 – Le témoignage de Liliane, rescapée à quelques secondes près

Liliane était à bord de sa voiture ce 18 novembre au matin, sur le pont de Mirepoix-sur-Tarn. Dans son rétroviseur, elle a vu un camion orange énorme, avec une remorque transportant un engin de chantier, sur le point de s’engager sur le pont. Elle a alors accéléré pour quitter le pont avant que le camion ne s’y engage : “Je me suis dit que cela n’allait pas passer,” a-t-elle déclaré au micro d’Europe 1. “Je voulais être sortie du pont avant qu’il y entre”, a poursuivi l’automobiliste. Elle a réussi à quitter le pont avant que le camion ne passe dessus, et n’a rien vu de l’issue dramatique qu’elle avait présagé. Considérée comme une rescapée, Liliane ignore pourquoi elle a eu peur de ce camion plus que des nombreux poids lourds qu’elle a l’habitude de voir passer sur le pont. “Je me dis que j’ai une chance inouïe, que j’ai une étoile au-dessus de la tête et que les autres n’ont pas eu ma chance,” a-t-elle ajouté. Et de conclure, émue : “A dix secondes près, si je m’étais arrêtée ou si j’avais ralentie, j’étais avec les autres”.

10:22 – Le chauffeur “connaissait le secteur”

Sur France Bleu Occitanie ce mardi matin, le maire de la commune de Mirepoix-sur-Tarn a confirmé que le poids du camion était d””environ 45 tonnes”, dépassant largement les 19 tonnes autorisées sur pont qui s’est effondré. Et toujours selon l’édile, le conducteur du poids lourd, retrouvé mort, ne semblait pas être dans l’inconnu puisqu’il “connaissait le secteur”.

09:53 – Le témoignage bouleversant d’un habitant de Mirepoix-sur-Tarn

“Le pont s’est effondré vers 8h et d’ordinaire, je l’emprunte à cette heure là. Ce matin, j’étais en retard… Cela chamboule un peu”. Olivier Le Corre, informaticien, est le premier à avoir posté hier matin une image de la catastrophe de Mirepoix-sur-Tarn, quelques minutes seulement après l’effondrement du pont. L’image a été relayée sur les réseaux sociaux, et l’homme a témoigné auprès du Figaro : “Quand je suis arrivé juste avant le pont, c’était bizarre, j’avais l’impression qu’il y avait un mur dessus. En me rapprochant, je me suis aperçu qu’il n’y avait plus de pont”, a-t-il déclaré avant de poursuivre : “Ensuite, j’ai aperçu une voiture dans l’eau. Les secours sont intervenus et nous demandaient de ne pas intervenir car le courant (du Tarn, ndlr) est dangereux. Je suis vite parti pour ne pas encombrer la circulation”.

09:37 – “Oui, il y a assez d’argent sur la table pour les ponts nationaux”

Sur LCI, Emmanuelle Wargon a assuré que l’argent engagé par l’Etat à l’entretien des ponts nationaux était suffisant, contrairement à ce qu’a déclaré au même moment ou presque, sur Europe 1, le président du Sénat Gérard Larcher. “C’était à peu près 70 millions d’euros par an, jusqu’à présent. On passe à 80 millions en 2020, et on va atteindre 129 à la fin de la loi sur les Mobilités. Oui, il y a assez d’argent sur la table pour les ponts nationaux”, a insisté la secrétaire d’Etat à la Transition écologique.

09:21 – Le maire de Mirepoix confirme les “40 tonnes” évoquées

Alors que France Bleu assurait dès hier que le camion présent sur le pont au moment de l’effondrement dépassait largement les 19 tonnes autorisées sur l’ouvrage – évoquant plus du double du poids -, le maire de Mirepoix-sur-Tarn, Eric Oget, vient de confirmer l’information à l’AFP. Le poids lourd, dont le conducteur a été retrouvé mort, pesait, chargement compris, “plus de 40 tonnes”, a indiqué l’édile.

09:12 – Pas “un défaut d’entretien du pont”

Sur LCI ce mardi matin, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon a fait le point sur la catastrophe du pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn, où elle s’est rendue ce lundi. Selon la membre du gouvernement, l’état du pont n’est pas en cause. “A ce stade, rien ne permet de dire que c’est un défaut d’entretien du pont. C’est un pont géré par le département, contrôlé et surveillé très régulièrement”, a-t-elle assuré.

09:00 – “Nous n’avons pas le budget de l’entretien des ponts”

Au micro d’Europe 1 ce mardi matin, le président du Sénat Gérard Larcher est revenu sur le pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn ayant fait deux morts. “On ne connaît pas exactement le nombre de ponts dans notre pays. Sans doute autour de 250 000. 28 000 dépendent de l’Etat, dont la moitié directement de l’Etat. Et nous n’avons pas le budget de l’entretien”, affirme le sénateur. Et d’évoquer le rapport sénatorial baptisé “Sécurité des ponts, éviter un drame”, né à la suite de l’effondrement du pont à Gênes, en Italie, en juillet dernier : “Le rapport l’estime au minimum à 120 millions (le budget nécessaire à l’entretien, ndlr). Nous ne mettons cette année, malgré un effort budgétaire qu’un peu moins de 80 millions”.

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On ignore encore les raisons qui ont provoqué, vers 8h15 ce lundi 18 novembre, l’effondrement du pont suspendu de Mirepoix-sur-Tarn. Selon les informations de La Dépêche, un camion se serait engagé sur la structure, alors que son tonnage faisait plus de deux fois le double du poids autorisé, soit 44 tonnes au lieu des 19 tonnes permis sur le pont. Il faudra attendre les conclusions de l’enquête pour en savoir davantage sur les circonstances et les causes réelles du drame. Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse, pour homicide involontaire.

Deux véhicules étaient sur le pont au moment de l’effondrement. Après les premières estimations des secours, le bilan fait état de deux morts : le chauffeur du camion, Damien Calvel, et une jeune fille de 15 ans du nom de Lisa Nicaise, scolarisée au lycée privé agricole de Bessières, où elle se rendait ce 18 novembre au matin. La mère de la jeune fille, qui conduisait le véhicule Clio tombé dans le Tarn, a été héliportée en urgence absolue.

Le pont suspendu reliait Mirepoix-sur-Tarn à Bessières. Il s’agit d’un pont long et étroit, de 155 m de long et 6,50 m de large. Les autorités ont fait savoir que cette structure ne faisait pas l’objet d’inquiétudes, la dernière inspection du pont opérée date de 2017. Il ne s’agissait pas d’un ouvrage sensible, toutefois les habitants voisins ont témoigné du passage de nombreux camions “énormes” traversant le pont malgré la signalisation en place et les contrôles exercés par les forces de l’ordre.

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