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Pont de Mirepoix : de nouveaux éléments sur les causes de l’effondrement – Linternaute.com

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Pont de Mirepoix : de nouveaux éléments sur les causes de l'effondrement MIREPOIX – La cause de l’effondrement du pont à Mirepoix-sur-Tarn qui a fait deux morts lundi 18 novembre a été dévoilée. Le poids du camion qui le traversait au moment du drame dépassait les 50 tonnes, a annoncé le procureur de la République ce mardi. Soit 30 tonnes de plus que la limite autorisée sur ce pont.

19:24 – Effondrement du pont à Mirepoix : le camion pesait 50 tonnes, soit 30 de plus que la limite autorisée

On connait enfin la cause de l’effondrement du pont à Mirepoix-sur-Tarn. Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce mardi soir, le procureur de la République a annoncé que le camion qui traversait la passerelle pesait plus de 50 tonnes. Une foreuse de plus de 30 tonnes était en effet chargée à l’arrière du poids lourd, qui pesait lui-même 20 tonnes. Or, la limite de tonnage autorisée sur le pont qui s’est effondré était de 19 tonnes. “La cause immédiate et apparente de l’accident semble être le poids du véhicule lourd qui a emprunté le pont”, a expliqué le procureur de la République. Il a cependant émis la possibilité que l’engagement du camion sur l’ouvrage n’était peut-être pas la cause “exclusive” du drame.

17:05 – Plusieurs semaines seront nécessaires pour remonter le camion

D’après les autorités, le poids lourd soupçonné d’être responsable de l’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn ne pourra pas être remonté avant plusieurs semaines ou même plusieurs mois, rapporte France Bleu. La taille et le poids du véhicule ne facilitent pas son extraction, d’autant plus que les fortes pluies saisonnales ne sont pas propices à cette opération. Pour rappel, le niveau de l’eau se situait à 19 mètres sous le pont, et la rivière est profonde d’une vingtaine de mètres à cet endroit, et large de plus de cent mètres.

16:02 – Le témoignage de Stéphanie, habitante de Mirepoix

Le matin du 18 novembre, quelques minutes après l’effondrement du pont, Stéphanie est sollicitée à son domicile par des témoins de la scène, désireux d’utiliser sa barque pour venir en aide aux victimes immergées dans la rivière. Rapidement, ils se rendent compte toutefois que cela ne sera pas possible, les berges étant trop escarpées. Stéphanie raconte, face caméra, que l’eau devait du Tarn devait être à 10 degrés, et l’air à 4 degrés. Avec d’autres habitants présents, elle a parlé à la mère de la jeune fille décédée, qui s’accrochait aux berges, faute de pouvoir l’aider autrement : “Elle était presque endormie, incapable de bouger, elle était frigorifiée, il a fallu lui parler pour la maintenir éveillée.” Ce matin, Stéphanie a pris des nouvelles de cette femme, toujours à l’hôpital ce mardi.

15:49 – Le maire de Mirepoix a reçu un SMS d’Emmanuel Macron

Au micro de France Bleu, le maire de Mirepoix-sur-Tarn a affirmé avoir reçu ce mardi 19 novembre un SMS du président de la République Emmanuel Macron. Un message auquel il aurait répondu en ces termes : “Je lui ai répondu que oui, on allait avoir besoin de tout le monde. Toutes les collectivités vont se mettre autour de la table pour reconstruire.”

15:39 – Trois des blessés ne sont plus hospitalisés.

Selon des informations préfectorales relayées par LCI, trois des cinq personnes qui avaient été hospitalisées suite au drame de Mirepoix-sur-Tarn auraient été autorisées à retourner chez elles. Parmi les personnes blessées se trouvaient la mère de la jeune fille de 15 ans décédée, ainsi que deux pompiers et des témoins ayant tenté d’apporter leur aide aux personnes tombées dans la rivière du Tarn.

14:42 – Comment vont être menées les investigations ?

Parmi les techniques mises en oeuvre pour établir les circonstances de l’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, les enquêteurs procèdent aujourd’hui à un gel de la scène et utilisent des lasers et des drones afin de reconstituer un modèle 3D de la configuration des lieux. Les photographies prises par les plongeurs devraient également être de précieux outils. Une autopsie du corps de la jeune fille de 15 ans décédée devrait être réalisée rapidement.

14:15 – Le collègue de Damien Calvel a tenté de le prévenir

Selon les informations de la Dépêche du Midi, un autre camion de la même entreprise suivait le convoi de Damien Calvel, le patron de l’entreprise familiale Puits Julien Fondations. Interrogé par les forces de l’ordre, le collègue de Damien Calvel aurait remarqué la signalisation interdisant le passage du pont aux véhicules de plus de 19 tonnes et aurait tenté d’alerter son patron sur le danger, lui faisant des appels de phare. Impuissant, il a assisté à l’effondrement du pont et à l’engloutissement du camion et de la voiture. Damien Calvel connaissait pourtant les lieux, son entreprise étant basée à Bessières, en face de Mirepoix-sur-Tarn, et avait l’habitude de traverser le pont en question.

13:56 – Qui était Damien, le chauffeur du camion décédé ?

Hier soir, les sapeurs-pompiers et les gendarmes ont travaillé sans relâche jusqu’à 21h30, heure à laquelle ils sont parvenus à extirper de la cabine du camion le cadavre de son conducteur, Damien Calvel. D’après les informations de la Dépêche du Midi, il était un père de famille aimé et aimant, ayant repris la tête de l’entreprise familiale Puits Julien Fondations, à Bessières. Un homme passionné de rugby, qu’un de ses partenaires de jeu a décrit en ces termes : “Damien, c’est quelqu’un qui avait le cœur sur la main et qui travaillait dur pour sa famille, lâche un partenaire de jeu. On est tous sous le choc…”

12:56 – L’Etat va apporter son aide aux communes pour l’entretien des ponts

Emmanuelle Wargon, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique, a déclaré ce 19 novembre que l’Etat apporterait son aide aux communes afin de remettre en état les ponts qui en ont besoin, “au cas par cas”. Sur LCI, elle a rappelé que plusieurs enquêtes ont été ouvertes, au niveau technique et administratif, « qui permettr[ont] de savoir si on a un problème de structure sur ce pont et s’il faut surveiller différemment les ponts de ce type ou tous les ponts ». Emmanuelle Wargon attend de fait les conclusions du procureur de la République, rappelant toutefois que l’hypothèse mettant en cause le poids du camion, faisant plus du double du tonnage autorisé sur le pont, est également envisagée.

12:51 – Un pont proche de celui de Mirepoix-sur-Tarn avait déjà inquiété

Une procédure de contrôle au pont de Villemur, voisin de celui de Mirepoix-sur-Tarn, avait déjà conduit à d’importants travaux. Le pont avait du être consolidé en urgence, son accès avait même été fermé pendant des mois, le temps de le remettre parfaitement en état. Pour Jean-Marc Dumoulin, le président de la communauté de communes Val’Aïgo, certaines personnes, “pour raccourcir leur temps de trajet, ne respectent pas les consignes de sécurité. Et là, il semble que ce soit le cas”.

12:25 – Une catastrophe qui rappelle l’effondrement du viaduc de Gênes

Le 14 août 2018, l’effondrement du viaduc du Polcevera ou pont Morandini, à Gênes, avait causé la mort de 43 personnes et 16 blessés avaient été recensées. Suite à ce drame, les autorités françaises avaient procédé à un état des lieux de la sécurité des ponts en France, lesquels sont pour la plupart des ouvrages anciens. Un rapport indépendant avait établi qu’un tiers des 12000 ponts français nécessitaient des travaux en 2018.

12:11 – L’Etat va apporter son aide aux communes pour l’entretien des ponts

Emmanuelle Wargon, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique, a déclaré ce 19 novembre que l’Etat apporterait son aide aux communes afin de remettre en état les ponts qui en ont besoin, “au cas par cas”. Sur LCI, elle a rappelé que plusieurs enquêtes ont été ouvertes, au niveau technique et administratif, « qui permettr[ont] de savoir si on a un problème de structure sur ce pont et s’il faut surveiller différemment les ponts de ce type ou tous les ponts ». Emmanuelle Wargon attend de fait les conclusions du procureur de la République, rappelant toutefois que l’hypothèse mettant en cause le poids du camion, faisant plus du double du tonnage autorisé sur le pont, est également envisagée.

12:11 – Qui est Lisa Nicaise, l’adolescente victime de l’effondrement du pont ?

Agée de 15 ans, cette élève de première au lycée agricole de Bessières traversait ce 18 novembre le pont de Mirepoix-sur-Tarn pour se rendre en cours, conduite par sa mère, lorsque le pont s’est effondré. Tandis que sa mère a réussi à s’extirper du véhicule et a pu être sauvée par les secouristes, Lisa Nicaise n’a malheureusement pas pu être réanimée par les pompiers.

11:33 – Le témoignage de Céline, une habitante de Mirepoix-sur-Tarn

Céline est arrivée sur les lieux quelques minutes après que le pont se soit effondré, après avoir entendu une énorme déflagration. C’est elle qui a repéré une femme sur les berges de la rivière, criant “Ma fille ! Ma fille !” et s’agrippant tant bien que mal. Malheureusement, les bords du Tarn sont très escarpés, en particulière à cet endroit, et Céline n’était pas en mesure de descendre pour portée secours à cette femme. Elle avait réussi à s’extirper du véhicule dans lequel sa fille, Lisa, âgée de 15 ans, a trouvé la mort, suite à l’effondrement du pont. “Elle avait froid et semblait tétanisée, (…) on ne pouvait rien faire de plus que lui parler”, a raconté Céline. Rapidement, les secours sont arrivés, mais Céline a précisé qu'”ils ont eu du mal à l’extraire du Tarn”. “Il y a eu un élan de solidarité de tout le village. Avec nos petits moyens, on a essayé d’aider. Mais on n’avait pas grand chose sous la main”, a ajouté l’habitante de Mirepoix-sur-Tarn, qui aimerait bien savoir “comment va aujourd’hui cette dame”.

11:09 – Le témoignage de Liliane, rescapée à quelques secondes près

Liliane était à bord de sa voiture ce 18 novembre au matin, sur le pont de Mirepoix-sur-Tarn. Dans son rétroviseur, elle a vu un camion orange énorme, avec une remorque transportant un engin de chantier, sur le point de s’engager sur le pont. Elle a alors accéléré pour quitter le pont avant que le camion ne s’y engage : “Je me suis dit que cela n’allait pas passer,” a-t-elle déclaré au micro d’Europe 1. “Je voulais être sortie du pont avant qu’il y entre”, a poursuivi l’automobiliste. Elle a réussi à quitter le pont avant que le camion ne passe dessus, et n’a rien vu de l’issue dramatique qu’elle avait présagé. Considérée comme une rescapée, Liliane ignore pourquoi elle a eu peur de ce camion plus que des nombreux poids lourds qu’elle a l’habitude de voir passer sur le pont. “Je me dis que j’ai une chance inouïe, que j’ai une étoile au-dessus de la tête et que les autres n’ont pas eu ma chance,” a-t-elle ajouté. Et de conclure, émue : “A dix secondes près, si je m’étais arrêtée ou si j’avais ralentie, j’étais avec les autres”.

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On ignore encore les raisons qui ont provoqué, vers 8h15 ce lundi 18 novembre, l’effondrement du pont suspendu de Mirepoix-sur-Tarn. Un camion s’est engagé sur la structure, alors que son tonnage faisait plus de deux fois le double du poids autorisé, soit 44 tonnes au lieu des 19 tonnes permis sur le pont. Il faudra attendre les conclusions de l’enquête pour en savoir davantage sur les circonstances et les causes réelles du drame. Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse, pour homicide involontaire.

Deux véhicules étaient sur le pont au moment de l’effondrement. Après les premières estimations des secours, le bilan fait état de deux morts : le chauffeur du camion, Damien Calvel, et une jeune fille de 15 ans du nom de Lisa Nicaise, scolarisée au lycée privé agricole de Bessières, où elle se rendait ce 18 novembre au matin. La mère de la jeune fille, qui conduisait le véhicule Clio tombé dans le Tarn, a été héliportée en urgence absolue.

Le pont suspendu reliait Mirepoix-sur-Tarn à Bessières. Il s’agit d’un pont long et étroit, de 155 m de long et 6,50 m de large. Les autorités ont fait savoir que cette structure ne faisait pas l’objet d’inquiétudes, la dernière inspection du pont opérée date de 2017. Il ne s’agissait pas d’un ouvrage sensible, toutefois les habitants voisins ont témoigné du passage de nombreux camions “énormes” traversant le pont malgré la signalisation en place et les contrôles exercés par les forces de l’ordre.

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