Mardi 29 octobre, au lendemain de l’attaque sur une mosquée à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Jean-Luc Mélenchon s’adresse au Premier ministre à l’Assemblée nationale. Le ton grave et posé, il dénonce l’emballement du débat sur l’islam : “L’attentat de Bayonne est une alerte fondatrice. Il est le résultat évident d’une écœurante et odieuse séquence de stigmatisation des musulmans“, assure-t-il. Édouard Philippe esquive toute polémique et appelle au consensus républicain : “Vous avez raison monsieur Mélenchon, nous devons faire très attention à ce que tous ici, élus ou responsables politiques, nous disons. Dans une république sûre de ces principes, nous pourrions tous ensemble considérer qu’il n’y a qu’une seule communauté : la communauté nationale“, a répondu le Premier ministre.

Pour sa part, le Rassemblement national se dédouane de toute responsabilité dans ce qu’il s’est passé : “Il n’y a pas de mea culpa à avoir, oui il y a un certain nombre de problèmes dans notre pays, oui c’est de notre devoir de les dénoncer“, a déclaré Sébastien Chenu, député du Rassemblement national. Des propos qui ont révolté Abdallah Zekri, le délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM) : “Il faut avoir un culot de dénoncer ce qu’il s’est passé, alors que certains sont à l’origine de ce qu’il s’est passé par leur discours”. 

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