Policiers blessés par balles à Herblay : le deuxième suspect incarcéré après deux mois de cavale – Le Parisien

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L’enquête progresse après l’attaque sauvage de deux policiers à Herblay-sur-Seine (Val-d’Oise) le 7 octobre. Un deuxième suspect a été présenté à un juge d’instruction de Pontoise ce mercredi. Il a été mis en examen pour « tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique et détention non autorisée d’arme de catégorie B en réunion ».

L’individu a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet. Un troisième homme soupçonné d’avoir roué de coups et tiré sur les deux policiers cette nuit-là reste à ce jour activement recherché.

Interpellé par le Raid

Agé de 30 ans, le suspect déféré ce mercredi a été interpellé par le Raid mardi soir à 20 h 50 dans la cité des Pâquerettes, à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il logeait dans une barre d’immeuble de l’allée des Glycines, placée sous la surveillance des enquêteurs depuis plusieurs jours, les policiers cherchant à déterminer avec certitude l’appartement. Il est connu des services de police pour usage de stupéfiants, vols et recels, ainsi que pour des violences. C’est par sa femme que les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à lui. Son appartement a été perquisitionné.

Un homme de 28 ans a déjà été mis en examen pour « tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique » après s’être constitué prisonnier deux jours suivant les faits. Il a contesté avoir tiré sur les policiers et avoir pris part à la bagarre qui a opposé selon lui les victimes aux deux autres suspects qu’il a décrit comme « fous furieux » et « dangereux ».

Un major avait été blessé à bout portant

Il y a deux mois, vers 22 h 30, les deux policiers du groupe de répression du banditisme de l’antenne de la PJ de Cergy effectuent une première vérification aux abords d’un garage, dans une zone industrielle. Le service d’enquête avait été saisi le matin même d’une affaire de tentative d’enlèvement et de séquestration du gérant.

Trois hommes viennent au contact des policiers dans leur voiture banalisée, en les prenant pour des gens du voyage. Les fonctionnaires qui ont décliné leur qualité de policiers avaient été aussitôt roués de coups, dans un déchaînement de violence. Leurs armes de service sont arrachées et retournées contre eux. En comprenant qu’il s’agissait de policiers, l’un des agresseurs aurait lancé « fume-les ».

Sept balles ont été tirées ce soir-là, six touchant les victimes. Un major de 45 ans est blessé à bout portant par deux balles de 9 mm tirées dans une jambe. Son jeune collègue, un gardien de la paix de 30 ans, est grièvement touché à quatre reprises, blessé notamment à la jambe. L’artère fémorale a été atteinte. Il souffre aussi d’une fracture du crâne. Il est inconscient lorsque les secours arrivent.

Les victimes toujours en soins

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, était venu au chevet de l’un des policiers blessés hospitalisé à l’hôpital de Pontoise, le lendemain matin des faits, avant de se rendre à l’hôtel de police de Cergy, siège de l’antenne de la PJ de Versailles où travaillaient les deux fonctionnaires. « Ils avaient la claire intention de tuer. Ils ont littéralement massacré ces deux policiers », avait-il souligné.

De fait, ceux-ci se remettent lentement de l’agression. Les deux fonctionnaires de la BRB Cergy sont aujourd’hui toujours en soins. Le major de 45 ans va devoir subir une nouvelle intervention chirurgicale. Il pensait sortir de l’unité de soins avant Noël, mais l’hospitalisation se prolonge, retardant d’autant la rééducation et la reprise du travail. Son jeune collègue de 30 ans, plongé dans le coma après les faits, a subi récemment une nouvelle opération au niveau de la jambe. D’autres suivront.

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