Police : la clé d’étranglement est remplacée par trois techniques d’interpellation – Le Parisien

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Son avenir s’inscrivait en pointillés. Les policiers n’ont désormais plus le droit d’utiliser la clé d’étranglement. Elle a été remplacée par trois techniques d’interpellations, selon une note du patron de la police.

Dans son courrier adressé à tous les hauts responsables de la police, le directeur général de la police nationale Frédéric Veaux explique que le rapport de synthèse (confié l’été 2020 au patron de la police du Val-d’Oise Frédéric Lauze, ndlr) avait constaté que la technique de la « clé d’étranglement » présentait « des risques ». « Il est donc décidé d’y renoncer définitivement », ajoute Frédéric Veaux, avant de détailler les trois techniques qui la remplaceront et seront dorénavant enseignées aux policiers. Il s’agit de « l’amener au sol par pivot », de « l’amener au sol par contrôle de demie épaule et de « la maîtrise par contrôle de la tête ».

« Gradation de la force »

Ces nouvelles techniques sont basées sur « le principe de gradation de la force en fonction de la résistance de l’individu, en utilisant des méthodes d’amener au sol et de maîtrise sans avoir recours à une pression continue et prolongée au niveau du larynx », écrit le patron de la police.

Le 8 juin 2020, en plein débat sur les violences policières, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, avait annoncé la disparition de la clé d’étranglement. Une décision qui faisait notamment suite aux conclusions de la mission d’information menée après la mort de Cédric Chouviat, un livreur qui était décédé en janvier dernier lors d’une interpellation. « Personne ne doit risquer sa vie lors d’une interpellation. C’est une méthode qui comportait des dangers », expliquait alors le ministre, ajoutant qu’il serait également interdit pour un policier ou un gendarme de « s’appuyer sur la nuque ou le cou » d’une personne pendant une interpellation.

Mais cette annonce n’était pas du tout passé dans les rangs policiers. ils avaient manifesté dans la foulée en jetant leurs menottes à terre, mettant au jour un climat de tension entre le ministre et les forces de l’ordre. Aussi, faute d’alternative identifiée, la clé d’étranglement pouvait continuer d’être mise en oeuvre jusqu’à ce qu’un nouveau mode d’interpellation soit défini.

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