Plus de 1000 cas et 10 clusters en 24h… le Covid-19 progresse en France, avertit la DGS – Le Parisien

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Le dernier en date est un mariage organisé en Haute-Savoie qui s’est transformé en foyer de contamination. Douze personnes y ont contracté le Covid-19. La France compte désormais 120 clusters en cours d’investigation, selon le dernier bilan de la Direction générale de la Santé (DGS) publié ce jeudi. C’est 10 de plus que la veille et 23 de plus qu’il y a huit jours.

« Compte tenu du délai d’incubation, de la contagiosité […], des chaînes de transmission, parfois importantes, se forment. Des regroupements ou clusters sont alors détectés », indique la DGS dans son communiqué.

Un effort « crucial »

Alors qu’ils étaient jusque-là plutôt détectés dans des abattoirs et des Ehpad comme en Mayenne, les clusters sont de plus en plus provoqués par des rassemblements familiaux. Dans son bulletin épidémiologique, daté du 17 juillet, Santé publique France appelle d’ailleurs à porter « une attention particulière » à ces regroupements.

Autre indicateur inquiétant, selon la DGS : le nombre de nouveaux cas quotidiens. Plus de 1000 ont été recensés en 24 heures tandis que depuis trois semaines consécutives, il est en hausse et que cette « augmentation s’intensifie », souligne parallèlement jeudi Santé publique France dans son point hebdomadaire sur l’épidémie.

3589 nouveaux cas ont été détectés la semaine dernière en France métropolitaine, soit une hausse de 27 % par rapport à la semaine précédente, après des hausses hebdomadaires de 21 % et 13 %, détaille l’agence sanitaire. Or cette augmentation n’est pas uniquement liée à l’intensification du dépistage, puisque le nombre de cas détectés progresse plus rapidement en pourcentage que le nombre de tests effectués.

Des départements vulnérables

Environ 361 000 personnes ont réalisé un test virologique de dépistage la semaine dernière, dont 344 400 en métropole, selon Santé publique France. L’agence sanitaire pointe aussi une augmentation du nombre de patients « testés tardivement », c’est-à-dire dont les symptômes étaient apparus cinq à sept jours avant le prélèvement.

Sept départements métropolitains ont enregistré la semaine dernière un taux d’incidence au-dessus du seuil de vigilance, fixé à 10 cas positifs pour 100 000 habitants : la Mayenne, les Vosges, le Finistère, le Val d’Oise, le Haut-Rhin, Paris et la Seine-Saint-Denis.

A partir de la synthèse de plusieurs indicateurs, la Mayenne (incidence de 72/100 000, nombre de cas toujours en augmentation), la Guyane et Mayotte sont classés en « vulnérabilité élevée », tandis que la Gironde, le Finistère et les Vosges sont en « vulnérabilité modérée ».

Un relâchement coupable

Selon la DGS, « cette tendance de fond indique que nos habitudes récentes » (relâchement de l’application des gestes barrière, augmentation du nombre de contacts à risques…) « favorisent la circulation du virus depuis déjà plusieurs semaines ».

Elle martèle donc son message déjà maintes fois répété. « Au cours de l’été et pendant les vacances, il peut sembler artificiel de se saluer en gardant ses distances, de discuter de loin, de se laver régulièrement les mains et de porter un masque […] dans les espaces clos, mais cet effort individuel et collectif est crucial », peut-on lire dans le communiqué de la DGS, qui insiste enfin sur la nécessité de se faire dépister au moindre symptôme et de s’isoler dans l’attente du résultat.

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