Plan pour l’écologie, retraites, 2e vague, «croque-mémé» : ce qu’a dit Jean Castex – Le Parisien

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Un inventaire à la Prévert. Pour sa deuxième interview télévisée – après le 20 heures, vendredi dernier, au soir de sa nomination à Matignon – Jean Castex était ce mercredi matin sur RMC et BFMTV. Le Premier ministre, qui a désormais une équipe partiellement renouvelée à ses côtés, a été interrogé sur de multiples sujets, au premier rang desquels son côté « croque-mémé ». « Quand vous être en campagne, vous embrassez tout le monde », justifie Jean-Jacques Bourdin à son invité, désarçonné par ce préambule. « Je suis un maire. Un maire ça aime tout le monde, même les mémés! », s’en sort-il.

C’est sur Éric Dupond-Moretti que le chef du gouvernement a ensuite été interrogé. « Le président a eu l’idée, je l’ai reçu et j’ai fait cette proposition parce que c’est un homme qui m’est apparu formidable » pour « défendre la justice » à qui l’Etat n’a pas donné les moyens de fonctionner. Et de s’engager à donner des moyens, alors que la justice française est l’une des plus mal loties d’Europe. Jean Castex devrait d’ailleurs accompagner son ministre de la Justice en fin de journée, ce mercredi, au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), où la grève des avocats puis le confinement ont rendu presque impossible le travail, déjà très difficile malgré le renfort de nouveaux magistrats.

Quant à la nomination de Gérald Darmanin, un proche, au ministère de l’Intérieur, contestée par les féministes en raison de la plainte pour viol qui a été déposée contre lui, Jean Castex dit « assumer » : « il a le droit à la présomption d’innocence », a-t-il résumé.

De Castex, on a beaucoup dit ces derniers jours que sa nomination avait pu être facilitée par sa proximité avec Nicolas Sarkozy? « Je sais ce que je dois à tel ou tel mais aujourd’hui je suis un homme libre », rétorque-t-il.

L’ancien « monsieur déconfinement » du gouvernement n’envisage pas de reconfiner la France comme au mois de mars si une deuxième vague de contaminations au coronavirus advenait. « Un plan de reconfinement ciblé est prêt. On ne va pas faire un confinement comme au mois de mars. Un confinement a des conséquences terribles, économiques, humaines », détaille-t-il, précisant qu’il allait se rendre dimanche en Guyane, où l’épidémie est loin d’être maîtrisée.

Convaincu – il l’avait dit vendredi soir sur TF 1- que l’écologie est une préoccupation unanimement partagée, le Premier ministre, maire de la petite commune de Prades, avance que « l’écologie, si on la prend par le haut, c’est les grands débats », « ultimes, nécessaires », se reprend-il tout de suite. Lui préférera « bâtir un plan extrêmement concret, avec des pistes cyclables, l’isolation thermique des bâtiments, l’imperméabilisation des sols, les énergies renouvelables, les circuits courts, tout, tout, tout, tout », explique-t-il en mitraillette. « On mettra les moyens et vous verrez que tout le monde adhérera », conclut-il.

Sur les retraites, réforme explosive que l’épidémie de coronavirus et le confinement ont simplement mise entre parenthèses, le Premier ministre a dit vouloir « rouvrir les négociations » sur le volet universel, et se pencher sur le financement. Il doit recevoir les partenaires sociaux séparément jeudi et vendredi, et souhaite les réunir « tous ensemble avant le 20 juillet ».

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