Pixminds dispense de l’interactivité dans l’enseignement supérieur

Spread the love
Pixminds dispense de l'interactivité dans l'enseignement supérieur

La “classe du Futur” imaginée par la société Pixminds explore la notion d’interaction, puisqu’elle permet à l’enseignant d’être connecté à environ 500 étudiants en même temps et de donner cours à la fois en présentiel et à distance.

Déjà opérationnelle en Savoie, cette classe virtuelle et connectée est développée avec l’Université de Savoie et son laboratoire dédié aux méthodes de pédagogie, l’Inseec U de Chambéry et le laboratoire lyonnais Liris, spécialiste des interactions homme-machine, sous l’égide de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Réalisée au printemps 2020 et accessible depuis la rentrée aux étudiants de l’école de commerce partenaire, la classe Ark-Inseec est constituée d’une salle de 100 m2 et dotée d’un écran interactif géant de près de 20 m2, basé sur la technologie Ark.

A l’origine spécialisée dans la distribution d’accessoires de jeux vidéos, la société savoyarde Pixminds s’est tournée vers des projets innovants en concevant notamment sa souris Lexip, présentée au CES de Las Vegas, ou encore un baby foot en 3D doté d’un écran tactile. Avec cette classe futuriste, qui rappelle les tableaux numériques déployés dans les établissements du secondaire de l’Education nationale, Pixminds a repensé les méthodes d’apprentissage, en permettant de faire collaborer professeurs et étudiants simultanément. « Le savoir doit circuler entre le professeur et l’étudiant, et pas seulement à sens unique, comme c’est le cas jusqu’à présent », explique Léo Giorgis, chargé de la R & D chez Pixminds, à ZDNet.

publicité

Smartphone au bout des doigts

Connecté, l’élève peut interagir à l’aide de son smartphone et participer aux séances de brainstorming ou répondre à des quizz interactifs lancés pendant le cours. L’objectif est aussi de faire en sorte que le tableau intelligent soit en capacité d’évaluer la participation des étudiants pendant le cours, et d’en restituer un feedback au professeur à l’issue d’une session de travail.

Mais, pour que cela fonctionne, encore faut-il que chaque étudiant soit équipé en conséquence. La fracture numérique n’est pas tellement la question, justifie Léo Giorgis. « Normalement, elle n’est pas trop visible dans les écoles privées que l’on cible. A priori, les étudiants sont au moins équipés d’un smartphone. Mais, si le projet devait s’exporter dans d’autres types d’établissements, alors on réfléchit à un moyen de mettre à disposition des tablettes dans chaque salle », avance-t-il. Les tablettes fournies aux élèves n’auraient d’ailleurs pas besoin de processeurs très puissants pour fonctionner.

Certaines écoles d’ingénieurs, de commerce et de marketing ont déjà exprimé leur intérêt pour cette technologie. Parmi les villes qui devraient être prochainement équipées figurent notamment Paris, Bordeaux, Lyon, Monaco et Genève.

Expérimentation en cours

Une à deux salles par établissement pourraient être équipées de la technologie. Un ravalement complet est nécessaire pour installer l’écran géant en plexiglass transparent et toute la connectique dans les murs et le plafond. Au total, les travaux nécessaires à l’installation du dispositif durent pendant un mois, estime Léo Giorgis. L’écran est doté d’un vidéoprojecteur à l’arrière, et complété par un système infrarouge pour détecter la présence au tableau et le contact de l’écran. Des PC Windows standards font ensuite tourner les applications.

Dans les faits, le Liris est chargé de développer les logiciels utilisés par l’équipe pédagogique, pour que le professeur puisse notamment choisir librement de passer ses vidéos ou PDF à l’écran, ou créer un quizz en temps réel avec sa classe. Deux caméras seront aussi installées dans la classe pour filmer les participants. Ce dispositif aidera les élèves qui étudient à distance à mieux interagir avec le reste du groupe.

L’expérimentation qui vient de commencer à Chambéry permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif. Les premiers retours des étudiants orienteront l’équipe de recherche vers d’éventuelles modifications. « Ce que l’on espère, c’est que que cela entraînera une nouvelle manière d’apprendre. Il faut tester pour le savoir ! », encourage Léo Giorgis, qui confirme que ce dispositif pourrait aussi intéresser les entreprises.

Leave a Reply