Pékin renforce encore la surveillance appliquées à ses géants nationaux

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Pékin renforce encore la surveillance appliquées à ses géants nationaux

Pékin serre encore la vis à ses géants nationaux. La Chine aurait averti les entreprises locales cotées à l’étranger qu’elle allait renforcer la surveillance de la sécurité des données et des cotations à l’étranger, quelques jours après avoir lancé une procédure à l’encontre du géant Didi. Les autorités chinoises ont publié mardi une déclaration indiquant le renforcement de la surveillance des entreprises opérant dans un certain nombre de domaines, allant de l’antitrust à la cybersécurité, en passant par la fintech.

Dans le cadre de cette déclaration, la Chine aurait déclaré que les règles relatives aux entreprises locales cotées à l’étranger seraient révisées, et que les entreprises cotées en bourse seraient tenues responsables de la sécurité de leurs données. La Chine aurait également déclaré qu’elle renforcerait sa surveillance réglementaire des entreprises qui négocient sur les marchés offshore.

Les législateurs chinois ont déjà commencé à sévir en adoptant le mois dernier de nouvelles lois sur la sécurité des données, afin de renforcer le contrôle du gouvernement sur les informations numériques. Les lois nouvellement adoptées fournissent un cadre général pour les futures règles relatives aux services internet, notamment en ce qui concerne la manière dont certains types de données doivent être stockés et traités localement.

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Pékin sévit

Outre Didi, d’autres géants chinois de la technologie, tels qu’Alibaba et Tencent, ont fait l’objet d’un examen minutieux de la part du gouvernement au cours des derniers mois, Alibaba s’étant récemment vu infliger une amende record de 18,2 milliards de yuans. 33 autres applications mobiles ont également été pointées du doigt par Pékin pour avoir collecté plus de données sur les utilisateurs que ce qui était jugé nécessaire lors de l’offre de services.

La surveillance gouvernementale s’intensifiant en Chine, les entreprises technologiques, dont Apple, Facebook, Google et Twitter, ont conjointement averti qu’elles pourraient cesser de proposer leurs services à Hong Kong si le gouvernement allait de l’avant avec ses projets de modification des lois sur la protection de la vie privée.

Ces lois, si elles sont modifiées, exposeront le personnel des entreprises au risque d’être emprisonné, et soumettront les plateformes numériques à des enquêtes criminelles en cas de doxing des messages publiés par leurs utilisateurs. Les lois en question ont été proposées en mai par les autorités locales, qui a déclaré que le doxing devait être abordé en raison de sa prévalence contre les membres du gouvernement cherchant à introduire un projet de loi d’amendement sur l’extradition qui a conduit aux manifestations de 2019 à Hong Kong.

Le jour même de l’avertissement de la Chine concernant le renforcement de la surveillance des technologies, le directeur adjoint du ministère des Affaires étrangères, Zhao Lijian, aurait déclaré aux médias locaux que la Chine « ne permettrait à aucun pays de récolter des avantages en faisant des affaires avec la Chine tout en accusant et en salissant la Chine sans fondement ». Sans citer nommément l’Australie, le responsable indique qu’un « certain pays » a agi comme une « patte de chat pour les autres », et que cela aurait des conséquences… ambiance.

Source : ZDNet.com

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