PCR, antigénique, salivaire, autotest… A quelques jours des fêtes, quel test pour quel usage? – BFMTV

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A quelques jours des fêtes de fin d’année, les autorités recommandent le recours aux tests pour limiter la diffusion du Covid-19. Mais au vu de leur multiplicité, il peut être difficile de s’y retrouver.

Cette année encore, les fêtes de fin d’année ne seront pas seulement assombries par l’avancée de la tombée de la nuit. En effet, la planète subit actuellement l’assaut d’une nouvelle vague de Covid-19, dopée par le variant Omicron. En France actuellement, on enregistre en moyenne 50.000 nouveaux cas par jour. Aussi, les autorités pressent-elles les Français de satisfaire à un test de détection du virus avant de passer à la table familiale et les compagnies aériennes y obligent leurs passagers désireux de s’envoler pour l’étranger.

Mais entre les tests sérologiques ou virologiques, les PCR, antigéniques, salivaires, les déplacements en laboratoire ou les kits d’autotests, il peut être difficile de s’y retrouver. BFMTV.com vous propose ce lundi un passage en revue les différents types de tests.

Le RT-PCR: le nec plus ultra

C’est le test virologique de référence. Parmi le panel qui s’offre à nous, le test RT-PCR se détache. Il vise à établir l’infection présente et à identifier son ARN. Il sera donc le seul à permettre une distinction entre les variants par un éventuel séquençage.

Il apparaît de toute façon comme le principal outil de détection du Covid-19. C’est simple, il “à ce jour le test le plus fiable”, note la Haute Autorité de Santé. Avec lui, le risque de faux négatif n’existe pratiquement pas. Aussi, il est le seul recommandé lorsque les symptômes du virus harrassent le patient depuis plus de cinq jours, le seul sésame reconnu avant de subir une opération chirurgicale.

Car plus complet, et impliquant une analyse de l’ARN dans un laboratoire de biologie médicale, il est aussi le plus lent à formuler sa sentence: la chose pouvant prendre de 24 à 72h. Le laborantin le conduit en poussant l’écouvillon juqu’à la zone naropharyngée, soit au-delà de la narine.

Coût: gratuit pour les vaccinés, 43,89 euros pour les non-vaccinés

Le test antigénique: facile, rapide mais parfois insuffisant

Lui aussi virologique, lui aussi pratiqué via l’enfoncement nasopharyngé du fameux écouvillon, le test antigénique présente sur son jumeau PCR l’avantage de sa facilité d’accès: certes, on peut y souscrire dans un laboratoire mais aussi se le voir proposé en pharmacie ou dans le cabinet du médecin. Il est également bien plus rapide à renseigner l’intéressé. Son résultat tombe en 15 ou 30 minutes. Une célérité qui justifie que son emploi soit privilégié dans le cadre d’une confirmation du pass sanitaire, qui exige un test négatif proclamé dans les 24 heures précédentes.

Il faut dire non seulement qu’il suit une autre méthode mais encore se penche sur un autre aspect du virus. L’échantillon puisé dans nos muqueuses est déposé sur une bande qui réagira selon les protéines présentes. Où le bât blesse-t-il alors? Sa fiabilité, là aussi très correcte, est plus faible que celle du RT-PCR. Selon un avis de la Haute Autorité de Santé, relayé ici par le site de France Info, il expose à un risque de faux négatif dans un cas sur cinq. En cas de positivité, il faut d’ailleurs confirmer le résultat par un test PCR… et même en cas de résultat négatif en ce qui regarde les personnes à risque.

Coût: gratuit pour les vaccinés, de 22 à 30 euros pour les non-vaccinés

L’autotest: pour se rassurer

Il est le dernier venu, le moins contraignant et peut-être, à ce titre, le plus attractif: l’autotest. Là encore, selon les instances scientifiques et médicales, on peut en soi s’y fier. Le principal souci le concernant se situe dans sa nature-même. Dans la mesure où, comme son nom l’indique, on peut le réaliser sans l’accompagnement d’un professionnel, l’erreur de manipulation est à craindre. Il “n’a d’intérêt que s’il est réalisé une à deux fois par semaine” dixit le ministère de la Santé qui a d’ailleurs édité un petit guide de sa bonne utilisation.

Il s’agit encore de placer un bâtonnet dans son nez – mais moins en amont que dans le cas du PCR et de l’antigénique. Puis, on dépose la solution recueillie sur une cassette fournie avec le kit de l’autotest. Celle-ci se couvrira de deux bandes colorées si le sujet est positif, d’une seule s’il s’en tire négatif.

À dire vrai, l’autotest n’est recommandé que si le particulier ne ressent aucun symptôme, et n’a pas de raison de s’estimer atteint par le mal. Il s’agit plutôt ici de se rassurer… avant un rassemblement familial par exemple.

Coût: 5,20 euros en pharmacie

Le test salivaire est quant à lui réalisé dans les situations où il est difficile d’opérer un prélèvement nasal ou nasopharyngé. Sa fiabilité est bonne – évaluée autour de 85% par la Haute Autorité de Santé -, et il est facile à réaliser dans la mesure où il ne necessite pas l’usage d’un écouvillon et ne requiert qu’un peu de salive dans un tube. Si sa sensibilité au virus est jugée satisfaisante, elle est légèrement moindre que pour les tests sondant nos narines. C’est pourquoi on l’utilise essentiellement dans les campagnes organisées au sein des écoles primaires, le petit public se prêtant moins facilement au redoutable écouvillon.

Coût: gratuit sur prescription ou pour les mineurs, 40,05 euros pour les autres

Test sérologique: pas le même usage

Enfin, le test sérologique ne doit pas être confondu avec les tests virologiques. Son objectif n’est pas de dépister les personnes positives à un instant T, mais d’établir si l’individu a déjà rencontré le virus par le passé. Il consiste en un prélévement sanguin qui permettra d’effectuer un dosage des anticorps anti-SARS-CoV-2.

Il peut être pratiqué “soit par une prise de sang dans un laboratoire de biologie médicale, sur prescription de votre médecin traitant”, soit “soit à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt”, précise la Haute Autorité de Santé sur son site. Mais dans une optique de limitation du risque de contamination intrafamiliale lors des fêtes, il ne sera d’aucune utilité.

Robin Verner

Robin Verner Journaliste BFMTV

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