Pass sanitaire : Près de 160.000 manifestants en France, selon l’Intérieur – 20 Minutes

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Toujours mobilisés, mais moins que les semaines précédentes. Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont à nouveau retrouvées samedi dans les rues de toute la France pour hurler leur opposition au pass sanitaire imposé par le gouvernement et leur crainte des vaccins, une mobilisation en recul pour la troisième semaine consécutive.

159.484 personnes, dont 14.500 à Paris, ont manifesté dans les 222 actions qui ont eu lieu ce samedi en France contre le pass sanitaire pour le septième week-end consécutif, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Le week-end dernier, plus de 175.000 manifestants avaient été recensés par le ministère de l’Intérieur, dont 14.700 à Paris. Le collectif militant Le Nombre jaune, qui publie un décompte ville par ville, a recensé dans sa « première estimation » au moins 319.290 manifestants en France, contre 357.100 il y a une semaine. Outre les quatre défilés parisiens, les manifestations les plus importantes ont eu lieu à Montpellier (9.500 personnes) et Mulhouse (5.000). Selon les préfectures, ils étaient également 4.000 à Toulon et Annecy, 3.000 à Marseille ou 2.500 à Lyon.

« Pas contre le vaccin mais contre le passeport vaccinal »

Dans la capitale, plusieurs cortèges se sont mis en marche en début d’après-midi aux cris de « liberté » ou « résistance ». « Je ne suis pas contre le vaccin mais contre le passeport vaccinal », a déclaré David Vidal Ponsard, un membre du mouvement des Patriotes de l’ancien du Front national Florian Philippot, qui a rassemblé ses troupes autour de l’Ecole militaire. « Le vaccin n’est pas la solution », a renchéri Hélène Vierondeels, retraitée de l’Education nationale. « Il faudrait plutôt arrêter de fermer les lits d’hôpitaux, poursuivre les gestes barrières », a-t-elle poursuivi au milieu des drapeaux tricolores agités par les manifestants.

Largement peuplé de « gilets jaunes », un défilé concurrent s’est élancé de la place de la Bourse en dénonçant pêle-mêle la « propagande » des médias et du gouvernement sur le vaccin contre le Covid-19, la « piquouze » ou le « pass nazitaire ». Depuis juillet, des centaines de milliers de personnes de tous horizons – anciens « gilets jaunes », militants « antivax », tenants des théories du complot ou opposants à Emmanuel Macron – battent chaque samedi le pavé, sans incident notable jusque-là.

« Un piège insupportable »

Interrogé sur la contestation, le ministre de la Santé Olivier Véran a assuré cette semaine que « les dernières réticences sont en train de tomber face au succès du pass sanitaire ». Ce dispositif, à présenter obligatoirement dans les bars, restaurants, transports longue distance ou encore hôpitaux, pourrait être prolongé au-delà du 15 novembre, la limite fixée par la loi, « si le Covid ne disparaissait pas de nos vies », a averti le ministre. Depuis le 16 août, le pass sanitaire s’applique aussi dans de nombreux centres commerciaux. A partir de lundi, il s’imposera aux salariés des lieux où il est demandé aux clients. Les employés refusant de le présenter pourront voir leurs contrats de travail suspendus.

« J’ai déjà été convoquée par la direction, je ne sais pas ce que je vais faire, car d’un côté je suis radicalement opposée à me faire vacciner, et d’un autre côté je risque de perdre mon boulot, j’ai une petite fille à nourrir », a confié à Toulouse Nancy Peschtel, éducatrice spécialisée dans un hôpital de jour et soumise à la vaccination obligatoire. « Pour moi, nous mettre dans cette situation est un piège insupportable », a-t-elle regretté.

« Le pass sanitaire ne devrait pas exister dans une démocratie, ce n’est pas normal de faire un tri entre les citoyens », s’est pour sa part insurgé à Lille Marc, un informaticien de 43 ans, qui a confié avoir reçu lui-même une première dose. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, plus de 48 millions de Français (71 % de la population) ont reçu au moins une injection et 42,7 millions les deux doses prescrites.

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