Pass sanitaire : les parcs de loisirs bretons ne s’amusent pas – Le Télégramme

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Les parcs de loisirs ne sont pas à la fête. Depuis une semaine, le pass sanitaire est nécessaire pour que les plus de 18 ans puissent entrer dans tous les lieux de loisirs et de culture. Partout, en France, les conséquences se sont fait sentir tout de suite. Le Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (SNELAC) accuse une baisse de fréquentation de 15 à 70 % selon les établissements. Un constat partagé par Olivier de Lorgeril, directeur du château de la Bourbansais (35) et du Zooparc de Trégomeur (22) : « Sur mes deux établissements, la baisse est de l’ordre de 35 % ».

Prudence sur la baisse de la fréquentation

D’autres gérants d’espaces de loisirs bretons comme Nathalie Peron-Lecorps, directrice d’Océanopolis à Brest, ou Dominique Leroux, directeur de Kingoland à Plumelin (56), restent plus prudents. « On a eu une baisse de 30 % mais impossible de savoir si c’est à cause de la météo ou du pass », abonde Nadine Bonnefoy-Podeur, directrice de la Récré des 3 curés à Milizac-Guipronvel (29). Elle attend les chiffres de la semaine prochaine, « le temps de voir si les gens se font à la contrainte ».

Si la baisse venait à être durable, Olivier de Lorgeril craint pour les finances de son zoo : « En été, je dois mettre de côté, tous les dix jours, de quoi tenir l’équivalent d’un mois d’hiver. Il faut payer le foin, le chauffage, le personnel… Avec la baisse de fréquentation actuelle, on ne pourra tenir que jusqu’en octobre… »

À chaque parc son organisation

Pour contrôler le pass, les établissements ont dû s’organiser différemment. « On veut rassurer au maximum les visiteurs. Les infirmières libérales du village se relaient toute la semaine pour faire des tests et on a recruté cinq personnes de plus », raconte Nadine Bonnefoy-Podeur qui remercie les soignantes de sa commune. À Kingoland, Dominique Leroux veut se parer à toutes les éventualités : « On a eu des pass périmés depuis une heure, des gens qui pensaient qu’une dose suffirait… ». Des tests sont donc disponibles devant l’établissement.

À Océanopolis, pas de test devant la porte. Sa directrice préconise de préparer sa visite en amont : « Pour gagner du temps avant d’entrer, les visiteurs peuvent réserver sur internet ». Olivier de Lorgeril attend, lui, une réponse de l’ARS pour installer un barnum devant son zoo. Un problème national. « Les responsables politiques nous disent que ce n’est pas compliqué de faire un test au coin de la rue. Ils devraient quitter Paris ! En zone rurale, c’est 20 km pour faire un test et, le dimanche, c’est fermé ! », alerte Arnaud Bennet, président du SNELAC.

Besoin de vivre cet été

Malgré tout, les professionnels des loisirs veulent inciter les gens à s’amuser cet été. « Sortez autour de chez vous, le sort de milliers de parcs d’attractions, zoos et cinémas est en jeu », encourage, presque résigné, Dominique Leroux. En plus du pass sanitaire, les protocoles protègent les visiteurs. « On a tous besoin, à titre privé, de vivre cet été », conclut la directrice de la Récré des 3 curés. Et même de vivre pleinement, comme dans le monde d’avant.

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