Paradoxe : pourquoi la crise de la Covid améliore la réputation des professionnels de l’IT, mais limite leur évolution de carrière

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Paradoxe : pourquoi la crise de la Covid améliore la réputation des professionnels de l'IT, mais limite leur évolution de carrière

Plus d’évènement physique. Pas de dîners pour apprendre à se connaître. Pas de rencontres dans les couloirs des centres de conférence et des hôtels. Si la crise de la Covid-19 a cassé de nombreuses choses, le développement des carrière est aussi à compter dans le nombre des dégats.

Une majorité des 1 625 professionnels – dont beaucoup sont issus du secteur technologique – qui ont répondu à une enquête de Blind, un réseau professionnel, estime que 53 % d’entre eux affirment que leur carrière a été affectée par la crise. Certes, ils ont conservé leur emploi – et leur santé – pendant ces six derniers mois. Et oui, le support qu’ils ont su assurer aux utilisateurs et aux clients pendant toute la période brillera certainement sur de nombreux CV.

A dire vrai, la crise est ambivalente pour les professionnels de l’informatique. Le rôle des technologies de l’information a été perçu aux plus hauts niveaux des organisations. Elles ont reconnu qu’elles ne pouvaient tout simplement pas survivre à la crise sans les professionnels de l’IT et les actifs technologiques. Dans le même temps, les professionnels de l’IT sont de plus en plus sollicités. Une récente enquête de Nitro Software révèle que si la plupart des personnes se sentent productives en travaillant à domicile, elles souhaitent que leurs organisations améliorent leur flux de travail informatique, mais elles constatent un certain nombre d’obstacles, tels que la trop grande charge de travail (42 %), les budgets limités (41 %) et le manque de formation/support (38 %).

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Pression et dépendance accrues à l’égard des professionnels de l’IT

Les compétences et les services informatiques sont désormais considérés comme le bien le plus précieux au monde. Un rapport de Hampleton Partners, par exemple, montre que la crise a mis le secteur informatique “en première ligne malgré l’impact de la pandémie sur le volume et la valeur des transactions, les départements et les fournisseurs informatiques restant essentiels dans le passage d’entreprises entières en ligne et dans le boom du commerce électronique”. La poussée soudaine vers le travail à domicile “a nécessité de meilleures capacités informatiques, qu’elles soient internes ou externalisées”, indiquent les auteurs du rapport. “Dans certains cas, les départements informatiques ont dû déplacer des entreprises entières hors site. Pour ce faire, les sociétés et départements de services informatiques travaillent avec des outils de virtualisation et d’intégration avec d’autres systèmes, logiciels et plates-formes. Ils travaillent également avec le “cloud” pour l’efficacité du travail à distance et l’agilité des entreprises”.

La poussée simultanée des interactions avec les clients basées sur l’analyse de données a également accru la valeur de l’IT ces derniers temps. “L’intégration du CRM avec d’autres systèmes et logiciels est plus cruciale que jamais pour les entreprises qui comptent sur la fidélisation de la clientèle” explique le rapport.

Les conséquences de la crise sont donc une pression et une dépendance accrues à l’égard des professionnels de l’IT. Mais paradoxalement les possibilités d’évolution de carrière sont moindres, du moins pour le moment, montre l’étude Blind. La mise en réseau – la voie fondamentale vers les opportunités de carrière – a été interrompue. 74 % des professionnels interrogés déclarent qu’ils n’ont pas été capables de se mettre en contact avec d’autres professionnels de leur entreprise pour ce faire depuis que le travail à domicile a commencé. Et 75 % n’ont pas été capables de se connecter avec un réseau à l’extérieur de l’entrperise.

Il semble que les réunions ou sessions virtuelles ne facilitent pas les occasions de faire connaissance. Ce qui rend cette enquête extrêmement intéressante est le fait que beaucoup des professionnels travaillent dans des entreprises technologiques qui, en théorie, sont des experts de l’univers virtuel. Si les employés des entreprises technologiques éprouvent des difficultés à s’adapter aux rencontres en ligne, imaginez les frustrations ressenties par les employés des organisations traditionnelles.

Source : “ZDNet.com”

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