Advertisements

Outre-Manche, la 5G décolle encore timidement en entreprise

Spread the love
Outre-Manche, la 5G décolle encore timidement en entreprise

Alors que les premiers réseaux sont d’ores et déjà en activité outre-Manche, l’enthousiasme des entreprises britanniques pour la 5G reste encore limité en ce moment, peu d’entre elles s’aventurant au-delà des phases d’expérimentation ou de négociation avec les fournisseurs. Selon une étude réalisée par le cabinet de consultants EY, seuls 15 % investissent actuellement dans la 5G, un chiffre qui en dit long sur la lenteur de la phase de décollage de la 5G, alors que ce pourcentage devrait atteindre 70 % dans trois ans.

Sur les 15 % qui investissent actuellement dans la 5G, la plupart en sont aux premiers stades : plus de la moitié sont en “mode découverte et planification”, tandis que 34 % en sont encore au stade des négociations avec leurs fournisseurs. 27 % des entreprises interrogées par EY déclarent vouloir s’engager dans des phases d’expérimentations de la 5G au niveau de leurs infrastructures tandis que 34 % sont plus catégoriques et prévoient bien d’adopter la 5G. Seuls 2 % disposent d’un réseau 5G opérationnel au sein de leur organisation.

Reste que la nouvelle technologie mobile commence bel et bien à faire son chemin dans la réflexion stratégique des entreprises britanniques. 44 % de ces boîtes pensent ainsi pouvoir s’appuyer sur la 5G pour mettre en place des technologies basées sur l’Internet des objets. Pour l’instant, du moins, le manque de compréhension des avantages et des cas d’utilisation semble être un obstacle majeur aux projets 5G, cité par les trois quarts des entreprises interrogées. Une proportion similaire considère la 5G comme une simple évolution de la 4G voire même du Wi-Fi.

publicité

Une adoption compliquée

Les chiffres concernant l’adoption de la 5G au Royaume-Uni sont inférieurs à ceux d’une étude internationale publiée par Accenture, qui a constaté que 36 % des entreprises utilisaient déjà la 5G, mais qui a également cité des préoccupations des entreprises concernant les implications de la 5G en matière de sécurité. Reste qu’il est encore très tôt pour évaluer le futur de la 5G, notamment chez nos voisins britanniques.

Alors que les opérateurs britanniques déploient actuellement leurs réseaux 5G, dont le lancement a été effectué au milieu de l’année dernière, la 5G est encore principalement limitée aux grandes villes, tandis que la couverture 4G est elle-même loin d’être assurée sur l’ensemble du territoire britannique (il convient de rappeler que la couverture de la 4G est encore loin d’être universelle). Peut-être tout aussi important, il n’y a toujours pas d’iPhone 5G sur le marché, ce qui pourrait jouer dans la lenteur de la popularisation de cette technologie.

Selon EY, l’état actuel de l’adoption de la 5G par les entreprises britanniques est conforme à l’échantillon mondial. « La disponibilité des appareils 5G, la couverture géographique et les cycles d’achat des entreprises sont autant d’éléments qui peuvent influencer le taux de pénétration actuel », a déclaré le cabinet de conseil à ZDNet.

Un investissement pas forcément gagnant

Une étude distincte du cabinet de consultants McKinsey relève de son côté qu’une connectivité améliorée pourrait créer de grands avantages pour les entreprises, en particulier dans des domaines tels que le transport, les soins de santé, la fabrication et la vente au détail.

Mais McKinsey a noté que bien que la plupart des technologies requises soient déjà disponibles et que les opportunités existent depuis un certain temps, les progrès n’ont pas encore décollé dans de nombreux domaines, ce qui suggère que des facteurs au-delà de la technologie freinent les entreprises. « Les questions de savoir qui réalise les investissements nécessaires, qui en bénéficie et comment coordonner les différents acteurs doivent encore être résolues », relève le cabinet de conseil.

Pour celui-ci, les bénéfices des nouvelles technologies comme la 5G ne vont pas toujours aux organisations qui font tout le travail d’adoption et de déploiement, ce qui explique pourquoi les projets prennent du temps. « L’entité qui s’occupe de l’essentiel de l’investissement et de la mise en œuvre n’est pas forcément celle qui en tirera le plus grand bénéfice financier. En outre, de nombreux cas d’utilisation introduisent des complexités en matière de données, en termes de vie privée, de sécurité et d’interopérabilité », fait observer McKinsey. « Ces problèmes existaient dans le cycle technologique précédent, et ils se posent avec une plus grande urgence », relève le cabinet.

Source : ZDNet.com

Advertisements

Leave a Reply