Opposé aux NFT, il crée un générateur d’œuvres d’art non «tokénisables »

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Ces derniers mois, les Non Fungible Token (NFT), ou Token non fongible en Français, sont partout. Si vous n’êtes pas familier de cette notion, sachez qu’il s’agit d’une tendance dans le monde des cryptomonnaies qui permet de rendre les objets numériques uniques, et non remplaçables ou duplicables. Ce concept essaime dans de nombreux secteurs, du football à la NBA, mais aussi de plus en plus dans le domaine artistique.

Les créateurs voient en effet dans les NFT, un moyen de revendre simplement et de manière sécurisée leurs œuvres. Sauf que la pratique donne aussi lieu à certaines dérives spéculatives très critiquables. C’est ainsi le cas de Tokenized Tweets qui incite ses utilisateurs à « tokéniser » des publications, même celles qui ne leur appartiennent pas, pour en prendre possession.

Lutter contre la spéculation dans l’art numérique

Cette effervescence ne laisse pas de marbre Ben Grosser, artiste et professeur à l’Université de l’Illinois. Il a décidé de créer « Tokenize This », une plateforme qui génère une URL unique contenant une œuvre d’art numérique. Il s’agit souvent d’un fonds assorti d’une couleur sur lequel est superposé un hachage cryptographique. Pied de nez aux spéculateurs, celle-ci n’est en revanche pas tokénisable. Ainsi, si vous vendez cette création, le nouveau propriétaire atterrira sur une page vide.

Pour expliquer sa démarche, Ben Grosser a expliqué à nos confrères de Vice regarder avec inquiétude l’intérêt croissant des artistes numériques pour les NFT. Tandis qu’ils créaient souvent des visuels avant tout pour le plaisir et la beauté, beaucoup proposent désormais leurs travaux sur Twitter et jugent la valeur d’une œuvre en termes de rendement commercial, plutôt que par sa qualité.

Il ajoute un brin dépité : « Maintenant, je vois des artistes effacer leurs propres URL de leur bio sur Twitter et les remplacer par des liens vers Cryptoart. Ils transforment leurs comptes Twitter en publicités très bruyantes pour ces plateformes, parlant en termes d’enchères, de baisses, de ventes. ».

Le professeur n’en est pas à son coup d’essai et il est connu comme un critique de l’influence de la Big Tech. Il a notamment créé Facebook Demetricator, une extension de navigateur qui permet de supprimer toutes les données d’engagement présentes sur le réseau social.

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