OpenIP table sur la reprise pour s’imposer sur le marché des communications professionnelles

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OpenIP table sur la reprise pour s’imposer sur le marché des communications professionnelles

Parmi les entreprises qui ont su tirer profit de la crise sanitaire et de l’explosion du télétravail pour renouveler leur modèle d’affaires figurent en bonne place les acteurs de la connectivité. Illustration du côté d’OpenIP, opérateur spécialisé dans la téléphonie d’entreprise, qui a surfé sur la révolution du télétravail pour adresser de nouvelles entreprises, jusqu’ici plutôt frileuses à investir dans leurs infrastructures numériques.

« L’année passée a été incroyable, tant en termes de déploiement du réseau qu’en ce qui concerne l’équipement des entreprises, qui ont enfin fait du très haut débit une priorité », estime ainsi le président de l’opérateur français, Laurent Silvestri. Et de pointer l’attrait de plus en plus affirmé des entreprises pour le cloud.

« Le passage au cloud avait beau être initié, la crise de la Covid-19 a permis aux entreprises de prendre conscience que l’architecture utilisée n’était pas tenable, car les collaborateurs n’étaient plus au bureau mais éclatés géographiquement. Nombre d’entreprises ont été frappées par l’inefficacité de leur informatique interne, et ont saisi l’opportunité de passer au cloud pour avoir une infrastructure efficiente. »

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Tous les voyants au vert

En ce qui concerne le secteur plus spécifique de la téléphonie d’entreprise, là aussi, l’heure est à la prise de conscience. « Pendant le premier confinement, tout le monde est parti chez soi avec un smartphone et a fait un renvoi d’appel depuis son poste fixe vers son poste mobile, une manière ultra dégradée d’utiliser les moyens de communication en entreprise. Les serveurs vocaux, les groupes d’appels, tout a pété, ce qui a débouché sur une explosion des demandes pour passer à la téléphonie dans le cloud. »

« Les demandes de nos clients ont principalement concerné ces points-clés que sont la connectivité, le cloud et la sécurité, qui font désormais office de priorités pour une grande majorité d’entreprises », relève Laurent Silvestri. « Ce qu’on remarque surtout, c’est que les freins à la numérisation qui existaient jusqu’à maintenant chez les chefs d’entreprise ont été levés, ce qui a évidemment des répercussions positives pour nous et pour tous les acteurs de la transformation numérique. »

Les conséquences de cette prise de conscience ne se sont pas faites attendre. « Pour nous, cela représente en France une hausse de notre chiffre d’affaires de l’ordre de 30 % sur l’année 2020 », indique le dirigeant. Et de relever que les prévisions pour la sortie de crise sont également au beau fixe. « Il va falloir se réinventer pour s’adapter à des modes de travail plus hybrides, ce qui va contribuer à accélérer encore la transformation numérique des entreprises. »

L’appétit vient en mangeant

Si la conjoncture pousse la croissance d’OpenIP, la stratégie de croissance externe suivie tambour battant par sa holding de tête, Destiny, joue aussi à plein. Appuyé par le fonds Apax Partners, la maison mère d’OpenIP depuis 2019 – présente en France, en Belgique et aux Pays-Bas – multiplie les acquisitions pour s’imposer à moyen terme comme « le leader européen des communications professionnelles dans le cloud », avec l’objectif de concurrencer des opérateurs nationaux et des acteurs américains comme 8X8 ou RingCentral.

« En 2021, notre objectif est d’amener en France les solutions déjà existantes dans le portefeuille du groupe Destiny. On commercialisera dès le mois de juin notre plateforme de communication professionnelle, avec l’ambition d’apporter les technologies du groupe à nos clients français, tant sur les communications que sur la cybersécurité », indique le président-fondateur d’OpenIP, qui ambitionne d’adresser grands comptes et ETI alors que le groupe ne ciblait jusqu’à maintenant que les PME.

Ce qui passera par de nouvelles acquisitions à venir en France et en Europe. « Nous souhaitons rentrer par la grande porte pour s’imposer comme un acteur central sur le marché. Nous avons prévu de réaliser 300 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, après avoir enregistré 80 millions d’euros de revenus en 2020 », explique celui qui est également associé-fondateur du groupe Destiny. Dernière acquisition en date : IPLine, une société française spécialisée dans la cybersécurité et le management des infrastructures IP. Une nouvelle acquisition qui devrait aider Destiny à atteindre ses objectifs, alors que la société vise les 50 millions d’euros de chiffres d’affaires en France en 2021.

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