« Nous ne savons plus qui nous sommes et ce que nous portons » : les cadres de LRM se déchirent – Le Monde

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Les fondateurs du collectif Les jeunes avec Macron, Sacha Houlié, Jean Gaborit, Florian Humez et Pierre Person, le 17 mars 2018, à Nogent-Sur-Marne (Val-de-Marne).

« Ce soir ? Il ne va rien se passer, comme d’habitude », pestait un élu La République en marche (LRM), quelques heures avant le bureau exécutif du parti, lundi 21 septembre. La soirée lui aura donné tort. Après les défaites encaissées dimanche par le parti présidentiel lors du premier tour de six élections législatives partielles, après l’annonce lundi matin dans Le Monde de la démission de Pierre Person de son poste de numéro deux, le mouvement s’est enfoncé un peu plus dans la crise, lundi soir.

Deux nouveaux départs, celui de la députée des Yvelines Aurore Bergé et celui du député de la Vienne Sacha Houlié, cofondateur avec M. Person des Jeunes avec Macron, mais aussi de vifs débats et des invectives relevant presque du règlement de comptes sont venus compliquer encore la situation du parti, à un an et demi de l’échéance présidentielle.

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Certes, il y a des arrivées au sein de la direction du mouvement. A la majorité (19 voix pour, 1 contre et 4 abstentions), les membres du bureau ont approuvé la nomination d’un binôme pour numéro deux, composé de la députée de l’Essonne Marie Guévenoux, ancienne juppéiste, et du président du groupe d’entrepreneuriat social SOS, Jean-Marc Borello. Ce dernier, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, est par ailleurs accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles dans son entreprise de la part de plusieurs anciens employés. Stanislas Guerini, auteur du nouvel organigramme, y voit « une nouvelle organisation équilibrée et complémentaire, avec des personnalités venant de la droite comme de la gauche, élues ou issues de la société civile, des grandes villes comme des territoires qui, toutes, incarnent la diversité des profils et des enjeux » de La République en marche.

« Le malaise est profond »

Parmi les nouveaux venus, de nombreux visages connus. Trois anciennes ministres rejoignent ainsi la direction : l’ex-porte-parole, Sibeth Ndiaye, au pôle idées au côté du secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Clément Beaune ; l’ex-secrétaire d’Etat, Brune Poirson, au pôle international ; et Christelle Dubos (ex-secrétaire d’Etat à la santé), chargée des élections départementales. Le député et ancien socialiste Roland Lescure prend la communication du mouvement, tandis que l’eurodéputé Stéphane Séjourné s’occupera des relations avec la société civile. Le député de Paris et ancien secrétaire d’Etat en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, devient porte-parole.

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