Niger : le président Issoufou condamne une « attaque terroriste lâche et barbare » – Le Monde

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Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, au sommet du G5 Sahel à Nouakchott, le 30 juin 2020.

Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a condamné, dimanche 9 août au soir, « l’attaque terroriste lâche et barbare » dans laquelle huit personnes ont été tuées dimanche dans la zone de Kouré lors d’une excursion touristique. D’après une source nigérienne, six Français et deux Nigériens ont été tués lors de cette attaque dans une zone qui abrite les derniers troupeaux de girafes d’Afrique de l’Ouest. Paris a confirmé que des Français avaient péri, sans en préciser le nombre, et a annoncé que l’armée française apportait son appui aux troupes nigériennes après cette attaque.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère nigérien de l’intérieur a indiqué que les huit personnes étaient à bord d’un « véhicule appartenant à l’ONG Acted » quand elles ont été attaquées. « Une enquête et des opérations de ratissage sont en cours », a précisé le ministère. Joseph Breham, l’avocat de l’ONG, a pour sa part indiqué à l’AFP que « plusieurs » des victimes « sont des salariés d’Acted ». « L’attaque a eu lieu vers 11 h 30 à 6 km à l’est de la localité de Kouré », qui se trouve à une heure en voiture de Niamey sur la route nationale numéro 1, a expliqué à l’AFP une source proche des services de l’environnement.

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Il s’agit de la première attaque visant des Occidentaux dans la zone de Kouré depuis qu’elle est devenue une attraction touristique, il y a une vingtaine d’années, quand un petit troupeau de girafes peralta, une espèce qui a disparu du reste de la planète, fuyant braconniers et prédateurs, y avait trouvé un havre de paix. Selon un humanitaire à Niamey, la zone n’était « pas du tout considérée comme dangereuse » : « Tout le monde y va, même les ambassadeurs, les diplomates, les professeurs, tout le monde ! » Mais la région de Tillabéri, dans laquelle elle se situe, est un vaste territoire instable. Elle fait partie de la zone des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, devenue un repaire des djihadistes sahéliens.

Le Monde avec AFP

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