Nantes : un homme reconnaît le viol et le meurtre d’une adolescente retrouvée dans une maison en feu – Le Figaro

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Jeudi 20 août, dans le centre-ville de Nantes, C., 15 ans, sort de chez elle vers 16 heures pour aller récupérer un colis. À 17 heures, ne la voyant pas revenir, sa mère s’inquiète. Moins d’une heure plus tard, le corps de C. est retrouvé par des pompiers en intervention dans une maison en feu située rue Adolphe-Moitié, tout près du domicile de la jeune fille.

Une semaine après le drame, un homme a avoué le viol et le meurtre de C., a annoncé le procureur adjoint de Nantes Yvon Ollivier samedi 29 août, à l’occasion d’une conférence de presse au palais de justice. Le suspect avait été interpellé et placé en garde à vue jeudi 27 août. Il a été déferré au parquet de Nantes, qui a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire suivi d’un autre crime en récidive, viol en récidive et destruction volontaire par incendie en récidive. «La victime passait par là, elle a eu le malheur de lui plaire», a dit le magistrat. Sa compagne, interpellée en même temps que lui, a quant à elle été relâchée.

Le suspect cherchait «un logement désaffecté pour pouvoir passer à l’acte»

Dès le lendemain de la découverte du corps, le parquet de Nantes avait fait savoir que l’incendie de la maison, inoccupée et en travaux, était «sans doute destiné à masquer des traces» du meurtre de l’adolescente. Lors de sa garde à vue, le suspect a reconnu avoir mis le feu au bâtiment.

Ce samedi, le procureur adjoint a déclaré que le suspect avait «fait des repérages dans le quartier et avait apporté de l’eau de javel et des allumettes pour effacer ses traces», rapporte Ouest France . «Il nous a dit clairement être venu à Nantes ce jour-là pour chercher un logement désaffecté pour pouvoir passer à l’acte. Il est ensuite descendu et a trouvé une victime qu’il a réussi à faire monter dans l’immeuble» en lui demandant de l’aide pour porter un carton, a ajouté le magistrat, selon l’AFP.

Condamné à 18 ans de prison en 2005

Des traces ADN du quadragénaire ont été retrouvées sous les ongles de C., qui présentait des «stigmates de violences sexuelles» et est morte d’asphyxie. L’homme était inscrit au Fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais) car il avait été condamné en 2005 à 18 ans de prison pour une série de «viols» et «tentatives de viols» par la cour d’assises de la Vienne. Il avait été libéré en 2016, avait retrouvé du travail, et avait déménagé à Mésanger, en Loire-Atlantique, près d’Ancenis.

Verbalisé pour stationnement gênant le jour des faits, il a vite été identifié par les enquêteurs.

«Il voyait une fois tous les deux mois un psychothérapeute. Dans ce dossier, on a affaire à quelqu’un qui présentait une figure tout à fait lisse», a détaillé Yvon Ollivier. «C’est un échec pour la société. Quand vous avez un drame pareil, c’est un échec pour tout le monde», a conclu le magistrat.

«Il a exprimé une forme de regret», a déclaré Yvon Ollivier, décrivant «quelqu’un qui s’interroge un peu sur lui-même». Le parquet de Nantes a requis son placement en détention provisoire.

Les obsèques de C. auront lieu mardi 1er septembre en l’église Saint-Félix de Nantes.

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