Mutilations de chevaux : 153 enquêtes ouvertes, selon le ministère de l’intérieur – Le Monde

Spread the love
A Plailly, dans l’Oise, le 7 septembre.

Après la multiplication des mutilations de chevaux survenues dans une large partie du territoire ces derniers mois, qui mobilisent d’importants dispositifs de gendarmerie, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, s’est déplacé, lundi 7 septembre au soir, dans la commune rurale de Plailly (Oise), au nord de Paris :

« Nous sommes extrêmement choqués par ces actes ignobles qui sont commis. Il y a aujourd’hui 153 enquêtes qui sont ouvertes partout en France dans plus de la moitié des départements de France. »

Accompagné du ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, il a pris part à une réunion avec des responsables locaux et des propriétaires et gérants d’écurie dont les chevaux ont été victimes de sévices. « Nous sommes ici mobilisés pour faire en sorte que cette crainte puisse disparaître le plus rapidement possible, que cette cruauté puisse cesser le plus rapidement possible et que in fine justice soit faite », a assuré pour sa part M. Denormandie.

Lire notre enquête : de la Suisse au Royaume-Uni, des précédents qui interrogent

Selon le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie, « une vingtaine » de cas d’oreilles coupées ont déjà été recensés, ainsi que des « mutilations d’organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants ».

« Pluralité des auteurs et des modes opératoires »

Soulignant « la pluralité des auteurs et des modes opératoires », il a récemment rapporté que toutes les pistes étaient envisagées. Au niveau national, c’est l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) qui « coordonne » le suivi des enquêtes pour en analyser les éléments.

Dans le Haut-Rhin, un suspect interpellé lundi après la diffusion d’un portrait-robot a été mis hors de cause et libéré, a annoncé mardi le parquet de Sens à l’Agence-France-Presse (AFP). « Il niait depuis le début et son alibi a pu être vérifié », a déclaré à l’AFP le procureur Arnaud Laraize, confirmant une information de BFM-TV.

Lire aussi Chevaux mutilés : angoisse et chasse à l’homme sur les groupes Facebook

Le Monde avec AFP

Leave a Reply