Municipales : après avoir envisagé leur report, Emmanuel Macron maintient finalement les élections – Le Monde

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Toute la journée, Emmanuel Macron a hésité. Avant de se raviser, au dernier moment : finalement, les élections municipales auront bien lieu comme prévu les 15 et 22 mars. « Il est important (…) d’assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une allocution télévisée, jeudi 12 mars, à 20 heures.

Le président de la République a dit avoir pris cette décision, en s’appuyant sur l’avis de « scientifiques » pour qui « rien ne s’oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes » malgré l’épidémie due au coronavirus. Pour autant, lors des jours de scrutin, « il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires », a-t-il souligné, assurant faire « confiance aux maires et au civisme de chacun ».

M. Macron a encore précisé que « des consignes renforcées seront données » dès vendredi, « afin que nos aînés n’attendent pas longtemps, que des files ne se constituent pas, que les distances soient aussi tenues et que ces fameuses mesures barrières soient bien respectées ». « Les médecins nous ont dit qu’il n’y avait pas plus de danger à aller voter que d’aller à la boulangerie ou d’acheter des carottes pour la soupe. La vie sociale limitée ne remet pas en cause les élections », justifie-t-on à Matignon.

« Le sujet Trump, cela change la donne »

Jeudi, en début d’après-midi, un report des municipales a pourtant bien été envisagé par l’exécutif. Après avoir répété ces derniers jours qu’il était « hors de question » d’ajourner l’organisation de ce scrutin, plusieurs macronistes ont laissé penser qu’une telle option était désormais possible. « Le président ne l’exclut pas », a indiqué un proche du chef de l’Etat. « Ce n’est pas impossible », a expliqué un autre. Un cadre de La République en marche (LRM) a pris moins de gants : « L’option du report est sur la table. »

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Selon certains proches du chef de l’Etat, c’est la quasi-déclaration de guerre économique à l’Europe de Donald Trump, qui a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi l’interdiction pour trente jours de tous les vols en provenance de l’espace Schengen, qui avait décidé M. Macron à bouger. « Ce qui a changé, c’est que la politique est entrée dans le débat sanitaire, notamment au niveau international », soufflait jeudi un familier de l’Elysée. « Le sujet Trump, cela change la donne », abondait un ministre.

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