Municipales : Agnès Buzyn annule le rendez-vous avec ses têtes de liste prévue mardi matin – Le Monde

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Agnès Buzyn dans un bureau de vote parisien lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars.

Agnès Buzyn dans un bureau de vote parisien lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars. RAFAEL YAGHOBZADEH / AFP

La réunion devait avoir lieu mardi à 8 heures du matin. Ce 26 mai, à un mois du second tour des élections municipales, Agnès Buzyn devait cesser d’être la candidate fantôme de la Macronie et sortir du silence dans lequel elle se mure depuis deux mois pour s’entretenir en visioconférence avec les seize têtes de liste de la majorité présidentielle.

« Agnes Buzyn est déterminée, et nous sommes déterminés à porter ensemble un projet pour Paris », confiait encore lundi matin le délégué général de La République en marche (LRM), Stanislas Guérini, comme s’il voulait convaincre encore la candidate de ne plus hésiter, comme elle le fait depuis plusieurs jours.

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Mais lundi soir, à 23 h 12, son directeur de campagne, Paul Midy, a adressé via WhatsApp ce message laconique aux colistiers de Mme Buzyn :

« Bonsoir à tous, désolé pour le changement de dernière minute, la réunion de demain matin est décalée. Nous reviendrons vers vous demain dans la journée pour caler un nouveau créneau. Bonne soirée à tous. »

Il faut encore attendre ! Alors que le second tour des municipales est fixé au 28 juin, LRM ne peut donc confirmer le nom de son candidat à la mairie de Paris. Du jamais vu. Même à l’Elysée, où le conseiller spécial d’Emmanuel Macron, Phlippe Grangeon, a été chargé de s’entretenir avec Agnès Buzyn pour peser les enjeux du second tour, on ne connaissait pas, lundi soir, l’état des réflexions de l’ex-ministre de la santé. Pas certain même de savoir, autour du président, ce qui serait le plus judicieux de faire : « Elle seule sait. On attend. »

Série noire

Une série noire, décidément, cette municipale. Trois mois après la défection soudaine de Benjamin Griveaux à la suite de la diffusion de vidéos sexuelles, le parti présidentiel devra-t-il chercher en catastrophe un nouveau candidat pour Paris – un second ou un troisième choix qui donnerait définitivement à cette campagne l’allure d’un scénario maudit ? Même si Agnès Buzyn n’a pas renoncé, chaque jour qui passe la fragilise davantage, et donne l’image d’une candidate qui entre dans l’arène à reculons.

Il faut dire que l’ex-ministre avait vécu la fin de la campagne du premier tour comme un « cauchemar », a-t-elle confié au Monde. D’un côté, pour l’hématologue, la conscience aiguë de l’épidémie qui montait, et de ses possibles ravages meurtriers ; de l’autre, l’obligation de faire comme si les deux tours allaient pouvoir se dérouler normalement. Au soir du premier tour, Agnès Buzyn avait ensuite obtenu un résultat sans éclat : 17,3 % des suffrages, au troisième rang, loin derrière la maire socialiste sortante, Anne Hidalgo (29,3 %), et sa concurrente Les Républicains (LR), Rachida Dati (22,7 %).

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