Municipales à Paris : Agnès Buzyn regrette «le rapport de force» posé par Cédric Villani – Le Figaro

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Dans le scénario catastrophe provoqué par le retrait de Benjamin Griveaux, une petite lueur semblait se dégager pour La République en marche à Paris. Les relations avec Cédric Villani ont paru se réchauffer après la désignation express d’Agnès Buzyn comme tête de liste. Le contact était totalement coupé lorsque Benjamin Griveaux était encore le candidat du mouvement présidentiel.

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Les conditions trop «strictes» de Villani

L’espoir aura été de courte durée. Dans un entretien fleuve au Parisien de mercredi 19 février, Agnès Buzyn explique avoir «tendu la main» à Cédric Villani. «Mais il a posé des conditions strictes : ce n’est pas comme cela que je travaille. Je ne suis pas dans le rapport de force. Et là, il a posé un rapport de force», regrette l’ancienne ministre de la Santé. Comme l’avait révélé Le Figaro , les deux candidats s’étaient appelés dès dimanche. Le mathématicien avait demandé à son adversaire de s’aligner sur les principales propositions de son programme, dont «l’agrandissement de Paris». Il avait également exigé qu’elle donne un signe en faveur de «l’ouverture à un accord de second tour avec les Verts pour réaliser les conditions de l’alternance sur une base écologiste et progressiste». Ses conditions n’ont visiblement pas convaincu Agnès Buzyn…

«Je suis complètement dans les temps»

Interrogée sur son départ tardif dans la campagne, à moins d’un mois du scrutin, l’ancienne ministre s’est, de ce côté, voulue rassurante. «Sincèrement, je ne suis pas sûre que les Parisiens connaissent les programmes de tous les candidats. Je pense qu’ils vont s’y pencher une semaine ou deux avant l’élection. Je suis complètement dans les temps. En réalité les campagnes municipales sont très courtes», assure-t-elle.

La candidate est pourtant épinglée par ses adversaires pour avoir affirmé, deux jours avant sa nomination sur France Inter, qu’elle ne souhaitait pas être candidate à Paris car elle avait «un agenda trop chargé». «A ce moment-là, Benjamin Griveaux n’avait pas annoncé qu’il se retirait. Là, c’est tout autre chose : on me propose d’être candidate à la mairie de Paris. Mon engagement est total, c’est pour ça que j’ai démissionné de mon poste de ministre», a-t-elle évacué.

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